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MUNICIPALES 2008 SPÉCIALE VERSAILLES
Invités: Catherine Nicolas (PS), Bertrand Devys (UMP), Henry De Lesquen (URV) et François De Mazières - S.P. (Yvelines Radio).
«Municipales 2008» spéciale Versailles, Nous avons reçus dans nos studios les candidats à la mairie: Catherine Nicolas candidate PS ; Bertrand Devys candidat UMP ; Henry De Lesquen pour l'Union pour le Renouveau de Versailles et François De Mazières.
Voici les réponses des candidats sur le thème du logement à Versailles
Mme Nicolas: La priorité c'est de construire des logements. Des logements pour tout le monde, on se rend compte que selon les moyens financiers, les gens ont du mal à se loger car les loyers sont très chers. A l'heure actuelle, dans un couple, l'homme et la femme travaillent, s'ils ont des salaires moyens, le coût du logement prend une part importante de leurs revenus ce qui obligent les jeunes couples (avec enfants) de partir dans les villes avoisinantes. Je vais parler des personnes avec un revenu modeste, les personnes d'origines étrangères qui vivent en France qui ont aussi des revenus modestes qu'on envoi à l'extérieur dans des villes genre Trappes car les logements sont abordables. Et bien je trouve que la mixité sociale n'est pas celle là. Il faudrait construire des logements sociaux au coeur de la ville, on ne peut, peut-être pas, les construire mais il faudrait reprendre des logements anciens, vétustes les re-moderniser et faire dans ces logements une mixité sociale pour qu'ils soient ouverts à tout le monde. Pourquoi pas les transformer en HLM ? Versailles l'a déjà fait et le fait. Depuis que Mr Pinte est là on a une augmentation de logements sociaux puisque on ne paye pas cette fameuse amende. On ne la paye plus mais ce n'est pas encore assez. Quand on entend des conseillers municipaux lors de débats sur les logements sociaux qui disent que ces gens là il faudrait les mettre à 20Km de Versailles, je suis désolée mais c'est absolument anormal. Ces gens là doivent et peuvent travailler à Versailles et doivent et peuvent se loger à Versailles de la même façon. Sinon dans quelque temps Versailles va devenir une ville de «Riches» et surtout de personnes âgées puisqu'on est en train de mettre en arrière de ne plus accepter les jeunes ménages avec enfants. Nos propres enfants sont quelques fois obligés d'aller ailleurs parce que c'est très cher.
Mr Devys : Depuis 20 ans, la politique du logement à Versailles n'a jamais été aussi forte et cependant il y a encore un besoin important de construction de logements dans notre ville parce qu'il y a une augmentation de la population qui a besoin de logements adaptés. Par exemple il est nécessaire de créer des logements au rez-de-chaussez pour les personnes âgées et pour les personnes handicapées de manière à ce que l'accessibilité soit facilité. Il est nécessaire de créer des logements intermédiaires pour loger nos enfants et nous ne souhaitons pas que nos enfants soient obliger d'aller vivre ailleurs qu'à Versailles car ils y sont nés, ils y ont fait leur études, ils y sont heureux. Donc nous souhaitons développer le logement intermédiaire grâce à ce que l'on appelle le 1% logement. De la même manière nous souhaitons poursuivre aussi la construction de logements sociaux parce que nous avons un certain nombre de nos agents qui s'occupent, soit de nourrissons, les assistantes maternelles, soit des personnes âgées dans nos maisons de retraite, soit des personnes handicapées dans nos foyers d'accueil de personnes souffrants d'un handicap physique ou mental. Ces personnes habitent trop loin de Versailles ce qui leur fait des trajets fatiguants et nous voulons pouvoir les loger dans Versailles même. Enfin nous souhaitons développer le logement étudiant à Versailles. Nous pensons qu'il manque environ 300 chambres d'étudiant et si nous voulons avoir une qualité excellente de l'université, nous souhaitons aussi avoir de logements pour les étudiants qui soient de bonne qualité. C'est pour ça que quand nous aurons reconstruit une maison pour personnes âgées dans le quartier de Jussieu, nous transformerons le foyer Mignot, actuellement maison pour personnes âgées, en logement étudiant ce qui permettra aux étudiants de se loger dans Versailles.
Et puis pour aider les jeunes ménages, les jeunes familles à se loger dans Versailles et à faire l'acquisition de leurs logements, je souhaites que la ville rembourse les droits de mutation dans la limite de 4 200 euros pour l'acquisition d'un premier logement dans la ville de Versailles.
Mr De Lesquen: La situation dans Versailles n'est pas bonne pour beaucoup de raison et notamment parce que la politique de la municipalité actuelle, celle de Mr Pinte, de Mr Devys et de Mr De Mazières, consiste à donner la priorité à des populations extérieures à la villes, alors que nous voulons en priorité loger les enfants des Versaillais. Nous voulons répondre aux besoins des Versaillais eux-mêmes. Notre volonté est d'instituer quelque chose de très originale qui est le droit au voisinage. Nous pensons effectivement que la ville a une mission en matière de logements publics sociaux mais qu'elle doit le faire en respectant la volonté des Versaillais, à la fois, au niveau de l'ensemble de la commune et au niveau du petit quartier où l'on installe le projet de logements publics. Le droit au voisinage signifie que pour tout projet de logements publics, on va consulter les voisins, ou les futurs voisins, des futurs habitants de ces logements et on ne réalisera pas quelque chose dont les gens ne veulent pas. C'est à dire que nous refusons la politique de mixité forcée de messieurs Pinte, De Mazières et Devys qui est l'application de la loi que nous jugeons scélérate de l'ex-ministre communiste Gayssot. La loi de SRU: loi de socialisation et de révolution urbaine (loi du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbains NDLR) qui consiste à mélanger de force les populations. A cette politique de mixité forcée nous opposons une logique libérale de la diversité consentie. Oui à la diversité mais si elle est consentie. Il ne faut pas imposer aux gens ce dont ils ne veulent pas. Nous ne voulons pas bouleverser les équilibres de la population Versaillaise. Versailles est Versailles avec ses qualités et ses défauts, avec à mon avis beaucoup plus de qualités que de défauts, et elle a son identité. Et bien Versailles ne doit pas devenir Aubervilliers, c'est peut-être ça qui résume notre politique: nous voulons que les logements publics soient attribués à des Versaillais pour que les enfants des familles versaillaises ne soient plus obligés de quitter notre ville. Et puis nous avons aussi un autre axe pour la politique du logement: c'est de favoriser l'accession à la propriété des locataires des logements sociaux, des HLM. C'est une politique que le gouvernement propose, il faut que les communes suivent ces orientations qui traduisent une aspiration très profonde de la part des Français en général et des Versaillais en particuliers.
Mr De Mazières: Versailles est aujourd'hui une ville où le logement est un logement cher et ceci est bien connu des Versaillais. La question est de savoir comment offrir plus de logement, notamment aux personnes qui ont des revenus intermédiaires ou des revenus faibles. Les propositions que nous faisons dans notre liste sont les suivantes: tout d'abord il faut avoir une vision la plus large possible des zones où l'on peut faire du logement, mais jamais uniquement que du logement social. Il faut notamment envisager de mettre du logement dans le quartier de Satory qui est le vase expansion de Versailles que ce soit pour le développement économique ou le logement. Pour nous il ne faut pas s'empêcher d'envisager dans ce quartier ce que je considère comme un éco-quartier, c'est à dire un quartier qui corresponde aux exigences de la modernité et qui comme par exemple Fribourg en Allemagne qui est aujourd'hui un exemple européen, permet de concilier la modernité et les nécessité d'un logement ouvert à tous. Ces logements, j'insiste sur ce point, sont évidemment des logements qui doivent rentrer pour partie dans le cadre de la loi SRU, les logements sociaux, mais pas seulement. Il ne faut pas oublier qu'à Versailles, la grande interrogation des familles c'est comment on peut loger des jeunes qui sont parfois aussi avec des salaires intermédiaires qui ne rentrent pas dans les catégories de la loi SRU. Notre volonté c'est de couvrir toutes les formes de logements: du logement social, mais aussi ces logements qui sont pour des revenus de jeunes cadres qui ont des difficultés à pouvoir s'installer à Versailles.
Voici leurs réponses sur le thème de la circulation, du stationnement et plus généralement des transports.
Mr devys: Concernant la circulation et le stationnement, je propose que les les 20 premières minutes soient offertes en matière de stationnement dit commercial, c'est à dire dans les principales artères de la ville où il y a des commerçants de manière à ce que lorsqu'on a une petite course à faire on puisse s'arrêter sans avoir besoin de payer. Quand on a besoin de stationner plus longtemps, on prend soit un ticket à l'horodateur soit on met sa voiture dans un parking souterrain. Deuxième mesures que nous prendrons au lendemain de l'élection: c'est de diminuer l'abonnement résidentiel de 100 euros par an. Et puis enfin pour compléter cette mesure, il y a actuellement trois zones destinées aux résidents dans Versailles et il faut acheter son abonnement pour une zone ou pour une autre, je souhaite que l'abonnement donne accès aux trois zones résidentielles de Versailles quel qu'en soit le quartier. Et puis, parce qu'il faut développer l'offre de stationnement, sur le Boulevard de la reine, il y a un permis de construire qui a été délivré pour construire un parking souterrain devant l'ancien hôpital Richaud de 400 places et comme il n'y a pas eu de recours pour ce parking, on peut imaginer que dans 24 mois on puisse inaugurer ce parking qui rendra service d'abord aux employés qui viennent travailler dans Versailles toute la journée et puis aussi aux habitants riverains pour garer leurs voitures la nuit ou le week-end. Et puis il y aura d'autres parkings que nous ferons construire dans la ville: d'abord avenue de Paris, puis avenue de Sceaux et enfin dans le quartier de Montreuil parce que ce quartier souffre d'un manque important de places de parking. Concernant la circulation, nous mettrons en place ce que l'on appelle la gestion intelligente des carrefours. C'est à dire que nous utiliserons un logiciel informatique qui calcule en temps réel le nombre de voitures sur les principaux axes et qui permet ainsi de libérer de manière intelligente tel carrefour ou tel autre carrefour et ainsi de fluidifier au mieux les flux de circulation au moment des heures de pointe, du matin et du soir. Et puis, pour participer à la protection de l'environnement et pour diminuer les embouteillages, plus particulièrement devant les écoles le matin, une des premières mesures que nous prendrons au lendemain de l'élection, c'est d'instaurer la gratuité dans les transports en communs de la ville de Versailles pour les enfants de moins de 10 ans s'ils sont accompagnés de manière à ce qu'il y ai moins de voiture devant les écoles et donc l'on puisse ainsi participer à la fluidité du trafic. L'intérêt de cette mesure c'est que l'on habitue aussi les jeunes générations à utiliser les transports en commun et ainsi comme nous le voulons dans tout notre programme: préparer l'avenir. Dans notre projet pour Versailles nous défendons l'utilisation intelligente des transports en commun, compte tenu de l'histoire de Versailles, il y a un certain nombre de monuments historiques que l'on ne peut pas toucher. A partir de ce moment là, les voies ne peuvent pas être élargies. Pour améliorer la circulation dans Versailles, il est nécessaire d'adapter les transports en commun à ces contraintes. Concernant le TCSP (Transports Collectifs en Site Propre): on ne peut pas mettre en place un Tramway dans Versailles, ni même entre les bus. Donc le TCSP serait en fait d'organiser un certain nombre de couloirs de bus dans l'ensemble de la ville. Ce projet est aujourd'hui deux fois à l'arrêt. Une première fois parce que la ville du Chesnay ne souhaite pas participer à l'opération. Deuxième arrêt: c'est que le matériel envisagé, deux bus articulés, était en fait en test et ne sera pas fabriqué. Nous ne pouvons pas avoir ce matériel il y a donc lieu de réfléchir à d'autres solutions.
Mr De Lesquen: Il faut être pragmatique, nous nous refusons l'idéologie anti-automobilistes de messieurs Pinte, De Mazières et Devys qui constituent la municipalité sortante qui est en place depuis 13 ans et qui fait la guerre aux automobilistes comme Mr Delanöé à Paris. Nous ne disons pas qu'il faut privilégier la circulation automobile par rapport à d'autres types de transport, on a le droit aussi de favoriser les cyclistes, les piétons mais il faut refuser l'idéologie en la matière. Nous voulons mettre fin au racket du stationnement payant en réduisant les tarifs. J'ai proposé avec mes collègues pour l'Union et le Renouveau de Versailles, de réduire les tarifs de stationnement. Actuellement, c'est 40 euros par habitants par mois, nous proposons 15 euros. Notre proposition a été refusé par messieurs Pinte, De Mazieres et Devys qui ont voté 40 euros et qui ont rejeté notre amendement, nos amendements, car la discussion est revenue quatre ou cinq fois au conseil municipal. Nous voulons que les 20 premières minutes de stationnement soient gratuites pour favoriser le vie de tous les Versaillais et aussi pour favoriser le commerce de proximité. Nous voulons construire au moins trois nouveaux parkings souterrains. Le premier près de la gare rive-droite, le deuxième près de la gare de Montreuil et le troisième sous l'avenue de Paris. Et nous voulons doubler la capacité de celui des chantier: 385 places actuellement, il faut au moins le doubler et tout ça pour favoriser les gens à prendre le train. C'est en réalité favoriser les transports en communs que de créer ou d'agrandir des parkings à côté des gares. Nous nous opposons fortement au projet de TCSP qui irait du centre du Chesnay à la gare des chantiers et qui asphyxierait le centre ville de Versailles. Nous prévoyons pour l'avenir dans le projet de la ZAC des chantiers le prolongement de l'avenue de Sceaux jusqu'à l'A86 et la RN 286 avec le franchissement de la voie ferrée. Et puis referons, nous repenserons le plan de circulation pour faciliter le déplacement des Versaillais et pour décourager le trafic de ceux qui passent à Versailles sans s'y arrêter. 30% de la circulation dans Versailles est du trafic de transit. Il faut favoriser les déplacement à l'intérieur de Versailles pour que les gens puissent mieux vivre à Versailles. Voilà notre politique, notre programme.
Mr De Mazieres: La circulation est un des points noirs de la vie à Versailles aujourd'hui. Parce que Versailles est une ville où il y a une importante circulation de transite. L'idée c'est de réguler au maximum cette circulation de transit aux extérieures de la ville. Ceci étant, ce n'est pas le seul point noir de la circulation à Versailles. Le deuxième c'est c'est celui de la sécurité aux abords des quartiers, des écoles et des maisons de retraite. Nous proposons une logique, la plus claire possible, à savoir des « zones 30 » bien définies, là où il y a des problèmes de sécurité pour les personnes.
Et sur les grand axes de la ville, ce sont des « zones 50 » où l'on peut aller plus vite, des zones de dégagement. Mais dans celles-ci il faut absolument qu'on prévoit un système de pistes cyclables, de vraies pistes cyclables. Nous pensons qu'il faut valoriser au maximum cette dimension de Versailles. Les Versaillais sont des adeptes du vélos, il faut que Versailles soit une référence dans ce domaine. Nous sommes favorables également à un système de type Véli'b qui pourra intéresser les visiteurs de Versailles, notamment s'ils ont envie de passer dans la ville pour visiter les monuments de celle-ci. L'un des points qui touche aussi à ces questions de circulation, c'est celui des transports en commun. Il est évident que nous avons à Versailles un réseau dense de transports en commun et que la nouvelle organisation autour des chantiers va encore densifier celui-ci. Pour autant, nous pensons qu'il faut faire attention à ce que Versailles ne devienne pas un couloir à bus, donc nous sommes bien évidemment favorable à une organisation de ses transports en commun la plus efficace possible mais sans aller dans l'excès qui consisterai à faire à Versailles des vastes pistes réservées à des bus ce qui permettrait de gagner quelques minutes pour les personnes extérieures à Versailles venant à la gare des chantiers mais causent aux quartiers à la périphérie de Versailles des désagréments qui ne sont pas négligeables. Donc nous sommes pour un juste compromis, un juste arbitrage entre nécessité d'avoir un réseau de bus dense et en même temps prise en considération des riverains, notamment dans ces quartiers périphériques, qui bordent le Chesnay par exemple.
Mme Nicolas: On peut regretter que lors des conseils municipaux, ce problème a été, dirons-nous, évacué bien souvent. Je crois qu'il faut reprendre au point de départ le plan de stationnement, le plan de circulation de la ville. je crois qu'il faudrait prendre des gens spécialistes en France et même à Versailles et discuter avec eux. Les places de stationnement sont hors de prix. Ensuite de ça, il y a beaucoup de personnes qui transitent à Versailles car l'A86 est toujours saturée le matin et même le soir donc ils préfèrent prendre par Versailles car même si c'est long, ils avancent toujours alors que le matin Versailles est asphyxiée par les voitures, les piétons traversent et ne s'occupent pas du reste, enfin je trouve que c'est très mal fait. Ensuite de ça, du côté de la piscine Montbauron, ça s'est un peu amélioré car nous sommes intervenus et à cause de la piscine on faisait payer aux riverains le samedi et le dimanche les places de stationnement, ce qui est quand même un peu abusif. Versailles est quand même une ville ancienne et toutes les maisons ne peuvent pas avoir de garages. La plupart ce sont des maisons de ville: le jardin est derrière, il ne peut pas y avoir de garage. Comment faisons-nous pour garer nos voitures ? Il faudrait utiliser les transports en commun. Je pense qu'il faudrait reconstruire un tramway qui a existé à Versailles jusqu'en 1957 qui a été arrêté car dans beaucoup de ville c'est la norme, c'est comme ça. Les tramways ne polluent pas, en plus de ça si on construisait un tramway de Saint-Cyr ou de Satory jusqu'à Parly 2, ça désengorgerait peut-être un petit peu, avec des lignes de raccordement. On y a pensé, la seule chose c'est qu'il faudrait des zones de délestage pour que les gens laissent leurs voitures à l'entrée de Versailles. Il faudrait y penser mais il va falloir en arriver là sinon je ne sais pas comment vont vivre nos enfants ou nos petits enfants, parce qu'ils vont respirer des cochonneries.
Voici les réponses des candidats que le sujet de l'écologie, de l'environnement et du développement durable.
Mr De Lesquen: Notre orientation est simple, en matière d'environnement nous allons privilégier les fondamentaux. La municipalité sortante, qui est là depuis 13 ans, formée par messieurs Pinte, De Mazières et Devys, a fait en juin dernier un document de propagande intitulé Agenda 21où l'on trouve tout, sauf l'essentiel. A Versailles, dans 40% de la ville, il y a des risques d'inondation. Versailles est une ville humide et le réseau d'assainissement est resté à peu près celui qu'il était à l'époque de Louis XIV. Donc la première chose à faire en matière d'environnement, ce sont les égouts. Dans l'histoire de l'humanité, l'invention des égouts était quelque chose de considérable. Et bien Versailles n'a pas de réseau d'assainissement, c'est à dire de réseau d'égout suffisant dès qu'il y a un orage. C'est comme ça que le pauvre parking de la pauvre municipalité sortante a réussi à faire en 13 ans, qui avait d'ailleurs été lancé par le prédécesseur de Mr Pinte, le parking de la cathédrale Saint-louis a été inondé deux fois. Il est resté fermé pendant plus d'un an. Cette incompétence et ce laisser aller sont inacceptables. Nous nous voulons donc mettre en ordre le réseau d'assainissement. Ensuite, nous voulons que la propreté des rues soient impeccables, actuellement nous avons honte de la malpropreté des rues de Versailles et c'est je crois une grande préoccupation des gens qui nous disent avoir honte pour les visiteurs étrangers qui viennent à Versailles et qui voient l'état de notre ville. Nous voulons rétablir la collecte des déchets ordinaires cinq jours sur sept. Elle avait été réduite par Messieurs Pinte, De Mazières et Devys à trois jours sur sept. A notre demande et sous la pression de la rue, de la population, ils ont fini par accepter quatre jours sur sept. Nous voulons cinq jours sur sept. Il faut penser à toutes ces mères de famille qui ont des appartements petits avec des enfants en bas-âge et qui accumulent des sacs poubelles pendant trois jours. C'est absolument désagréable et pas du tout hygiénique. Que faut-il penser du projet de Formule 1 ? Le projet de Mr Pinte qui consistait à mettre la Formule 1 au centre de Versailles était délirant. Versailles n'est pas Monte-Carlo. Pour ce qui est du projet de Formule 1 à Satory, il semble qu'il y ai beaucoup d'inconvénients mais je ne veux pas me prononcer de manière définitive tant que nous n'avons pas vu la moindre étude car Mr De Mazières et Mr Devys se prononcent sur le sujet de manière irresponsable alors qu'il n'y a pas eu une étude. Même pas une demie page d'étude. Rien. Ce sont des gens qui prennent des décisions sans les étudier. Et bien je ne veux pas agir de cette manière irresponsable. Il est clair que sans étude préalable, il ne faut pas faire de Formule 1 au centre de Versailles, dans un secteur sauvegardé et en raison des nuisances incroyables que ça provoquerait pour les Versaillais. Voilà, donc les éléments de base. Ensuite il y a toute une politique de l'environnement mais en l'occurrence il s'agit que la ville soit respectueuse des orientations gouvernementales de la loi. Qu'elle soit bon élève, elle doit rester dans son rôle qui est d'appliquer la loi et les grandes orientations fixées par les pouvoirs publics en matière d'environnement. Évidemment il faut se préoccuper de la qualité de l'air aussi. Mais il ne faut pas, sous prétexte de grands discours écologiques fumeux, oublier l'essentiel: la propreté, les poubelles, les égouts. Excusez moi d'employer ce langage trivial mais c'est ça la réalité. Le reste c'est de la littérature.
F.de M.: Alors nous avons notre premier point de notre programme, c'est le développement économique. Il faut savoir que l'enjeu majeur pour cette ville, si l'on veut avoir pour cette ville une politique sociale, culturelle, sportive dynamiques, c'est d'avoir de nouvelles recettes. Parce que n'oublions jamais qu'aujourd'hui 20% des recettes fiscales de la ville sont tirées de la taxe professionnelle. Alors que dans les autres villes de même taille, c'est en moyenne 43%. C'est-à-dire que la ville de Versailles reçoit moitié moins de recettes venues des entreprises. Donc chaque fois que l'on fait un effort dans un domaine particulier, c'est un effort qui pèse sur la fiscalité de l'individu et des familles versaillaises. Donc nous disons qu'il faut un nouveau développement pour Versailles. Et Versailles a deux atouts: tout d'abord c'est une ville mondialement connue pour sa réputation culturelle, pour son château donc ça c'est un atout qui vaut cher pour une entreprise. Il y a des entreprises qui choisiront Versailles pour ce nom de Versailles. Mais il y un deuxième atout qui est un atout lié à la modernité: c'est le développement durable. Parce qu'aujourd'hui on voit que de très nombreuses entreprises, qu'elles soient grosses ou petites, travaillent sur cette notion de développement durable. Comment développer de nouveaux produits à partir des thèmes de la recherche sur le végétal ou sur l'urbanisme? Versailles est au premier plan pour toutes ces thématiques puisque vous savez qu'ici il y a l'INRA qui sort de très nombreux brevets, il y a l'Ecole Nationale du Paysage de réputation européenne, vous avez le potager du Roi, vous avez l'arboretum, vous avez le Parc du Château de Versailles, vous avez la ceinture verte, bref Versailles se décline parfaitement avec la notion de développement durable. Et nous en avons fait un axe important de notre campagne disant « nous voulons un nouveau souffle pour Versailles, utiliser cette image de marque exceptionnelle que Versailles a dans le monde et en faire une des villes en pointe sur cette nouveauté qu'est le développement durable. Alors bien sûr la mairie sera très en avance pour montrer l'exemple: je suis comme vous le savez le Président de la Cité de l'Architecture et du Patrimoine qui est un établissement de très grande taille consacré aux questions de l'architecture et du patrimoine. Cet établissement me met en contact avec tous les architectes urbanistes de France. La notion d'HQUE est une notion passionnante mais il faut aussi la prendre avec des pincettes parce que tout le monde vous expliquera que le HQUE lorsque vous êtres dans le sud de la France ou dans le nord de la France, en réalité ce n'est pas vraiment les mêmes normes qu'on devrait appliquer. Je crois justement que compte tenu de l'expérience qu'est la mienne, compte tenu des spécialistes qui seront dans mon équipe, on sera peut-être la ville la plus en pointe sur ce domaine. Car nous aurons vraiment un vrai dialogue sur ces questions. Donc HQUE certes, mais un HQUE intelligent, c'est-à-dire que l'on fera en sorte de montrer lorsqu'on parle de développement durable, il faut que celui-ci intègre les conditions particulières d'une ville -et Versailles ce n'est pas Cannes et ce n'est pas Lille- et on fera en sorte que ces bâtiments HQUE soient aussi de qualité architecturale. Parce que Versailles c'est aussi un emblème d'architecture et c'est notre atout, notre image de marque. Je dis souvent: Issy-les-Moulineaux a gagné la bataille économique en se ciblant sur les thématiques des médias. Vous êtes bien placés ici pour le savoir. Et bien Versailles doit gagné la bataille économique en utilisant son potentiel vert, son potentiel écologique.
C.N: C'est essayer quand chaque logement construit, maintenant, soit fait dans les normes HQUE. Ensuite de ça, maintenant on peut mettre des panneaux solaires sur les maisons pour essayer de capter le soleil. Je crois que le collège Jean-Philippe Rameaux qui va être mis en route au mois de juin l'année prochaine a quelques panneaux solaires, on a aussi également un fameux gymnase. Ça veut dire que la ville de Versailles a commencé à s'y pencher, maintenant dans tous les projets de construire il serait bon de vérifier que toutes ces qualités que l'on pourrait donner au logement soit mises en application. Donc ensuite de ça, essayer de supprimer le passage du plus possible de voitures, parce qu'elles dégagent quand même un taux de pollution important. Développer les transports en site propre, les tramways. Je sais que la ville de Versailles, il y a deux ou trois ans, avait refusé que le tramway prévu entre Chatillon et l'hôpital Mignot traverse la ville de Versailles, tout au moins par la rue de la ceinture. Il s'arrête à Viroflay du coup. C'est un petit peu dommage parce que les gens qui travaillent d'un bout à un autre sont obligés de prendre leur voiture ou de passer par Paris, ce qui veut dire que cela fait faire deux heures de transports alors que là il passait directement. Maintenant la mairie de Versailles nous parle de l'agenda 21. Si vous voulez, quand il y a trois ans, il y a eu une enquête publique, il y a eu très très peu de publicité à ce propos et cela on peut le regretter. Alors maintenant il y aussi des tris pour les déchets d'ordures ménagères. Quand dans notre propre maison on nous demande de faire les tris, ce qui est très bien et ça je trouve cela tout à fait normal, par contre quand vous savez que dans les immeubles locatifs on demande aux gens de trier mais qu'ensuite de ça le gardien mélange le tout, ça sert à quoi? Il faudrait peut-être aussi quelque part former les gens d'entretien à respecter. C'est peut-être peu de choses mais on apprend aussi à nos enfants à trier et à faire le nécessaire pour que peut-être dans quelques années on puisse encore exister.
B.D: Je veux que Versailles soit la capitale du développement durable. Qu'est-ce que ça veut dire très concrètement? Nous devons économiser l'énergie et nous devons protéger l'environnement. Économiser l'énergie nous l'avons déjà pensé et nous le poursuivons. L'exemple le plus symbolique est la piscine Montbauron. Nous y avons installé sur les toits, des toits plats donc ça ne gène pas la visibilité du château, nous y avons mis des panneaux solaires. Et aujourd'hui la piscine Montbauron est chauffée à 50% par une énergie solaire et non pas une énergie minérale. Et d'autre part la totalité de l'énergie utilisée dans la piscine Montbauron est d'origine solaire au niveau de 10%. On peut dire que 10% c'est pas beaucoup. On peut dire aussi que 10% c'est déjà beaucoup. Et si l'on avait construit une piscine, il s'agit d'une reconstruction et non d'une construction, ça aurait été beaucoup mieux. Dans les nouveaux bâtiments que nous ferons en ville,nous aurons deux soucis principaux: d'abord l'accessibilité pour les personnes handicapées et ensuite le développement durable et les économies d'énergie. C'est pour cela d'ailleurs que dans le quartier de Bernard de Jussieu en accord avec Versailles Habitat et en accord avec la population, nous souhaitons faire de ce quartier un éco- quartier de manière à ce que chaque bâtiment construit le soit selon la norme HQUE. De la même manière, pour protéger l'environnement et diminuer la circulation, nous voulons prendre deux mesures: ma première mesure c'est la création d'un vélo libre service tel que ça peut exister à Paris, à Barcelone ou à Lyon, et cela marche bien, entre les communes de Viroflay, Versailles et Du Chesnay. Compte tenu de la population de ces deux communes, les opérateurs de ce type de transports y sont favorables. De la même manière, pour rendre servie aux Versaillaises et aux Versaillais, nous souhaitons mettre en place des parkings relais en périphérie de la ville: un parking de dissuasion, un parking relais sur la Plateau de Satory pour éviter que l'on vienne dans Versailles, et l'on mettra en place des navettes entre le Plateau de Satory et Versailles Centre. Et de la même manière un parking aux environs de la gare des matelots entre St Cyr et Versailles et là aussi mettre en place des navettes.
Y.R: Le dernier thème, pour conclure cette émission. Clairement, quelles orientations comptez vous donnez à votre budget si vous êtes élu ?
F.de M: Alors la caractéristique des finances de Versailles, c'est cette faiblesse de la part des impôts tirés de la taxe professionnelle. Ce que je souligne c'est qu'il ne s'agit pas d'augmenter le taux de la taxe professionnelle qui a sensiblement augmenté depuis 7 ans entre 2001 et 2007. Elle a augmenté de 29%. Il faut au contraire essayer de limiter au maximum cette hausse. Par contre, il faut avoir plus d'entreprises, une assiette fiscale plus large pour qu'il y ait une contribution supplémentaire des entreprises à l'effort fait par les Versaillais. Donc toute notre stratégie économique repose sur cette logique: essayer d'attirer de nouvelles entreprises. Mais pas n'importe quelles entreprises. Vous savez que je me suis prononcé contre la Formule 1 à Versailles, pourquoi? Parce que c'est d'abord handicaper grandement le développement de Satory. La Formule 1, il ne faut pas se leurrer, ce sont des parkings gigantesques, ce sont des tribunes, ce sont des zones de dégagement et de sécurité. Et donc,vous voyez ce qu'est le plateau de Satory aujourd'hui, c'est en fait prendre une hypothèque terrible sur le développement de ce quartier. Donc je suis contre la Formule 1 pour une raison purement économique, et aussi faut bien le dire, pour une harmonie avec cette image développement durable et qualité de vie qu'on veut donner à Versailles. Il faut être clair, un circuit de Formule 1 ça ne marche pas que trois jours. C'est plusieurs jours d'installation préalable, d'embouteillages, de forte pollution, et puis quand vous investissez dans un circuit de Formule 1, il y a un concessionnaire responsable de cette organisation qui va mettre des gradins, et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on ne va pas se limiter à une seule manifestation dans l'année. Mais qu'il faudra l'amortir. C'est ce qu'il se passe à Manicourt: ça fonctionne 200 jours par an. Donc il faut être raisonnable, il faut dire les choses. L'économie de Versailles pour moi, une priorité, c'est de maintenir la pression fiscale donc avoir des choix très clairs: privilégier le développement des entreprises très rapidement. Je souhaite favoriser ceci dans la zone des Chantiers. Vous savez qu'il y a la question des multiplex, je préfère maintenir les cinémas en centre-ville parce que c'est l'animation du centre-ville et aussi parce que je veux que la zone des Chantiers devienne un pôle d'affaires. Aujourd'hui il n'y a que 17 000 m2 réservés à des bureaux et ça n'en fait un pôle d'affaires. Ce que je souhaite c'est qu'on recentre ce pôle d'affaires sur des activités de bureaux. Regardez ce qu'il s'est fait à Viroflay, vous sortez de la gare vous avez un siège de très grande entreprise et ça apporte beaucoup à cette ville. Donc des choix cohérents, rationnels, qui évitent une augmentation de la pression fiscale. Je rappelle un dernier chiffre, c'est qu'entre 2001 et 2007 les taxe d'habitation et foncière ont augmenté de 23%. Soit plus de 10 % par rapport à l'inflation. C'est une évolution qui n'est pas dramatique mais elle est sensible. Notre objectif c'est de développer au maximum le potentiel économique de cette ville pour éviter l'augmentation de la fiscalité.
C.N: L'orientation déjà: essayer de faire venir dans les quartiers qui restent à construire des PME, pourquoi pas des grandes mais bon ce serait déjà pas mal. Parce que la ville de Versailles est quand même une ville avec beaucoup d'administration qui n'apporte pas de taxe professionnelle. Alors que des entreprises l'apporterait. Il faudrait, je pense, investir pour que le quartier de Satory ait un pôle intéressant d'entreprises, ensuite de ça il faudrait que le transport aille en même temps sur les entreprises, essayer de maintenir au centre de Versailles les petits commerces parce qu'on se rend compte qu'il y a un grand développement des banques, des boutiques d'assurances, des agences immobilières, ce n'est pas ça qui fait vivre la ville. Ensuite, les personnes ne peuvent pas aller faire leurs courses en centre ville parce qu'il n'y a pas assez de petits commerces. Les impôts communaux viennent d'être remontés et il faut savoir que de plus en plus l'Etat décharge ses compétences sur les villes et que les villes de plus en plus vont quand même être asphyxiées de ces charges. Il y a quand même les écoles, les transports, les maisons pour personnes âgées. Ces dernières il faut les développer, il y en a Versailles mais la population vieillit et il n'y a pas assez de place. Pour le taux d'imposition, effectivement, nous, nous proposerons une meilleure gestion de la ville pour proposer aux Versaillais un taux d'imposition le moins élevé possible.
B.D: C'est le thème essentiel dans la gestion de la ville: le budget et les finances. Si vous m'y autoriser, j'ai bien géré la ville de Versailles en tant qu'adjoint chargé des finances dans le dernier mandat. Ce n'est pas moi qui le dit. C'est la revue Capital que vous avez peut-être lue dans sa dernière édition qui compare Versailles avec un certain nombre de villes de l'Ile de France et de la France et sur l'appréciation de la ville de Versaille, le commentaire du journaliste est « que la gestion est saine, que la gestion est bonne et que nous sommes le bon élève des Yvelines». De la même manière, la chambre régionale des comptes, qui est l'organe de contrôle, conclut par « la gestion de la ville de Versailles est saine, rigoureuse, la dette est maîtrisée, les frais personnels n'ont pas dérapé, c'est-à-dire que nous n'avons pas procédé à des embauche pléthoriques mais au contraire très ciblées du nombre d'agent dont nous avions besoin. La volonté que j'ai pour gérer encore mieux cette ville, elle est double: premièrement, c'est un développement économique raisonné sur le plateau de Satory. On a déjà commencé avec la rénovation de l'allée des marronniers. Les succès de Sébastien Loeb c'est que Citroën Sport est situé à Satory est que ça nous ramène de la taxe professionnelle. De la même manière, Renault Trucks, une des filiales de Renault qui fabrique du matériel à Satory. Et enfin, il y a un certain nombre d'écoles et d'entreprises qui, dans le cadre de Movéo la voiture intelligente, vont s'installer à Satory. Donc le développement économique de Versailles a commencé et continuera. Deuxième chose, nous souhaitons transformer l'inter-communalité qui, à ce jour est une communauté de communes en communauté d'agglomération. Cela permettrait d'avoir des dotations de l'Etat augmentées de 7 Millions d'euros. Puis, en tant que conseiller général de Versailles, si je suis élu Maire,il y aura un partenariat fort entre les deux collectivités, et ainsi je pourrais faire bénéficier à Versailles des subventions importantes qye le Conseil Général peut mettre à disposition des collectivités locales. Pour conclure, je m'engage d'une part à maîtriser la dette et enfin les impôts locaux seront stabilisés sur la durée du mandat.
H.de L.: Je vais partir d'un constat qui est celui de l'échec, du fiasco, du désastre de la gestion municipalité sortante qui est là depuis 1995, c'est-à-dire depuis 13 ans. Aujourd'hui il faut quand même savoir que la ville de Versailles est deux fois plus pauvre que les villes comparables, statistiques officielles du Ministère des Finances. Aujpourd'hui pour ce qui est du développement économique, il faut savoir que le potentiel de la taxe professionnelle à Versailles est de 205 € de mémoire par habitant alors que c'est de 422€ dans les villes comparables. Donc plus de deux fois. Le résultat c'est que la ville est pauvre, les services municipaux sont d'autant pus inefficaces qu'on y pratique un gaspillage éhonté en raison du manque d'autorité des élus sur les services et que les Versaillais sont victimes d'un matraquage fiscal. La taxe d'habitation est 45% plus chère à Versailles, même source statistique. En résumé nous avons une situation déplorable. Cette anémie économique est le résultat de l'inertie et de l'incompétence et de la malfaisance de la municipalité sortante. Qu'est -ce que nous allons faire? Je vais prendre des engagements. Je m'engage à ne pas augmenter les impôts ni la taxe professionnelle, foncière et d'habitation, pendant 6 as, pendant toute la mandature. En contrepartie, que ferons-nous? Nous allons développer l'économie versaillaise. Je vais nommer un adjoint au développement économique qui est un haut dirigeant du secteur privé et qui va faire venir des entreprises. Nous allons faire ce que Messieurs Pinte, De Mazières, et Devys ont été incapables de faire pendant des années, nous allons développer la ville en mettant en valeur la ZAC des Chantiers et les dizaines d'hectares disponibles à Satory. Il doit être le poumon économique de la ville. Et en contre partie nous aurons plus d'argent et nous pourrons développer les services, et nous pourrons d'autant plus les développer que nous mettrons fin à la gabegie, à l'incurie actuelle de cette municipalité. A l'heure actuelle, comme les élus sont incompétents, ils n'exercent pas d'autorités sur les services, les services sont composés de gens de qualités, je ne dis pas le contraire, souvent très bon, mais sans autorité, c'est un bateau sans commandant qui dérive selon les courants et qui n'a pas de direction.
Nous prenons donc le taureau par les cornes, nous commençons d'ailleurs par faire un audit de manière à mettre jour d'éventuelles irrégularités car nous avons dans ce domaine de sérieux soupçons. Ensuite, nous réduirons les effectifs, qui sont actuellement pléthoriques. Nous mettrons fin aux gaspillages et nous améliorerons systématiquement la qualité des services municipaux; il faut qu'il mérite leurs noms. Nous sommes vraiment au service des Versaillais.
Y.R: Madame Nicolas, un petit mot de la fin, peut être sur le grand prix de F1 qui pourrait avoir lieu à Versailles?
C.N: Oui ça fait polémique, surtout que l'opposition municipale l'a découvert par les journaux. Alors je dis honnêtement que la F1 dans Versailles et dans les rues de Versailles, je dis non. Je trouve que la ville de Versailles n'a pas à subir ces nuisances et puis on a déjà du mal à circuler quand il n'y a pas de F1 donc avec F1, ça sera encore pire. Sur le site de Satory, là, il faudrait voir. La seule chose que l'on peut reprocher, c'est que ça va émettre beaucoup de gaz carboniques et si on veut faire attention à l'environnement, c'est peut être pas par là qu'il faudrait commencer. Ensuite de ça je voudrais dire qu'il serait peut être bon de développer le Versailles international, qui est quand même connu pour son château; le tourisme. Les gens arrivent à la gare des Chantiers, ou à la gare Rive Gauche, ils vont directement au Château et donc ils ne restent pas dans Versailles. Et s'il y avait quelque chose qui puisse les attirer, ils resteraient peut être le soir, passeraient peut être une nuit et visiteraient la ville qui est quand même très belle à voir.
Y.R: Monsieur de Lesquen, pareillement, un mot pour conclure?
H. de L.: C'est que les Versaillais, le 9 et 16 mars, vont faire un choix décisif pour l'avenir de leur ville. Les deux adjoints d'Etienne Pinte, De Mazières et Devys ont été co-responsable avec Monsieur Pinte de la politique désastreuse qu'il a conduite pendant treize ans. Ils ont tout voté. Sans exception. Il y a peut être eu dix mille délibérations, et jamais Monsieur De Mazières et a fortiori Monsieur Devys n'ont voté différemment. Sans jamais faire de réserve sur chacune de leur délibération.
Quand maintenant ils nous disent qu'il faut changer, ils ne sont pas crédibles. Quand il nous disent qu'il faut supprimer le multiplexe, le cinéma géant multiplexe qui est prévu par la municipalité actuelle, c'est à dire par eux-mêmes, ils ont voté plusieurs fois au conseil municipal .
Ce sont d'ailleurs deux compères issus d'une même municipalité à bout de souffle, qui se présentent sur deux listes séparées, pour tromper les Versaillais mais qui sont en réalité interchangeables, totalement interchangeables.
L'un se vante d'être soutenu par l'UMP, l'autre d'être soutenu par des membres de l'UMP, c'est blanc bonnet et bonnet blanc. Moi je le dis: il faut libérer la ville des partis politiques.
Invité(e)(s) au studio : CATHERINE NICOLAS, BERTRAND DEVYS, HENRY DE LESQUEN, FRANÇOIS DE MAZIÈRES.
Rédigé le 19-02-2008 à 17h 21min 28sec par S.P. (Yvelines Radio).
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