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MUNICIPALES 2008 SPÉCIALE BUC
Invités: Jean-Marie Danjou, candidat à la mairie de Buc - S.P. (Yvelines Radio).
YR :Cette semaine nous recevons Jean-Marie Danjou candidat à la mairie de Buc. Monsieur Danjou pouvez-vous vous présenter brièvement?
Jean-Marie Danjou : Je suis président du groupe municipal « Notre village ».C'est un groupe qui a été constitué voici deux mandatures. Dans un esprit de rassembler largement les Bucois de toutes sensibilités de gauche, c'est mon cas, comme de centre et de centre droit. Lors du dernier mandat nous avons 6 conseillers municipaux qui représentent avec le système électoral 45 % des voix. Nous avons cherché tout au long du mandat,certes nous sommes minoritaires, mais a être constructif
dans notre travail pour faire progresser les dossiers dans l'intérêt des Bucois. C'est cette démarche que nous entreprenons maintenant en vue de construire un nouveau projet. Je pense qu'il faut changer de braquet, de méthode. Il faut avoir des méthodes beaucoup plus participative et dynamique pour gérer une commune comme on a pu le faire depuis 20 ans avec l'équipe sortante. Même si monsieur Muller, s'est retiré discrètement il y a quelques mois ce sont les mêmes qui depuis 20 ans dirigent la commune. Sur les 800 hectares de Buc il y a en 70% qui sont des terres boisés ou agricoles. Les gens tiennent énormément à leur environnement. Il y a une grande qualité de vie mais nous avons des sujets très lourds devant nous, des grandes menaces. Au sud il y a l'opération d'intérêt national (OIN) qui n'est pas toujours très connu de la population. C'est une très grosse opération d'urbanisme menée par l'état qui peut recueillir des chances, des développements intéressants en terme de nouvelles technologies, de compétitivité de développement durable. Mais elle comprend aussi de grave menace en terme d'accentuation du trafic, de la circulation. Dans les plans figuratifs de l'OIN que l'on voit il n'y a aucune voie de transport sud-nord qui permettent de dégager la trafic. La D938 serait encore plus chargé de trafic pour les Bucois. Au nord nous avons une autre menace qui est côté Versailles: la ZAC des chantiers qui se profile. Les Bucois mettent entre 20 et 30 minutes tous les matins pour aller à la gare des chantiers prendre leurs trains. Avec la ZAC des chantiers on redoute que les choses s'aggravent encore car rien n'est prévu pour les communes du sud. Nous avons le problème des 16 000 véhicules et des 700 poids lourds qui traversent tous les jours Buc. Les riverains de la Rue Louis Blairiot (D939), n'en peuvent plus. Ils ont crée une association l'année dernière, ils sont inquiets, soucieux. Il y a des problèmes de sécurité. On avait vu un projet l'an dernier du conseil général du département qui voulait faire un projet sur la rue Louis Blairiot sans consulter la commune. Cette réfection aurait supposée des travaux qui auraient beaucoup pénalisés la population, les commerçants, les riverains. Mais surtout pendant 15 ou 20 ans cette voie serait restée départementale. Notre objectif est que cette voie devienne communale. Que le trafic de transit qui passe à Buc puisse être détourné soit par l'est, soit par le sur et l'ouest. Ce sont des sujets lourds. il est apparût au sein de notre groupe que nous avions un intérêt conjoint de toute la population et que nous devions travailler tous ensemble. D'ailleurs nous avions adopté deux délibérations sur ces sujets a l'unanimité au conseil municipal en fin de l'année dernière.
YR : On passe maintenant au premier thème : la circulation, le stationnement et les transports. Quelles sont les difficultés que les Buccois rencontrent ? Quelles sont vos solutions dans ce domaine?
J-M D:Comme je vous le disais auparavant c'est le problème de la traversé de Buc par 16 000 véhicules jours et 700 poids lourds. Ceci est extrêmement pénalisant pour les riverains et la population ce qui pose des problèmes de sécurité. Il y a eu des morts. Il faut donner une perspective à la population. Il y a 6 ans un projet de déviation était presque aboutit mais annulé par le conseil d'Etat suite à des recours de riverains de commune voisine. Depuis cette période absolument rien n'a été fait sur ce sujet. D'ailleurs Jean-Marc Le Rudulier l'a reconnu explicitement lors des voeux le 10 janvier en présence de Valérie Pécresse. Il faut prendre ce sujet à bras le corps. Il faut que les gens aient une perspective. D'abord il y a des mesures de courts termes qu'il faut obtenir. Il faut d'autre table ronde. Il faut avoir des contacts étroits avec les communes voisines( Guyancourt, Jouy, Les Loges). Un maire doit parler avec ses voisins. Le précèdent maire de Buc ne parlait même pas avec le maire de Guyancourt. Comment voulez-vous qu'une commune défende ses intérêts au mieux si on ne parle pas entre voisins? Il faut donc des solutions de court terme comme l'interdiction des poids lourds(plus de 3,5 tonnes). Le préfet n'a pas répondu à cette demande suite à la table ronde il a émis la possibilité d'interdire les plus de 42 tonnes. C'est certes un premier résultat mais tout a fait insuffisant. Rapidement des travaux d'aménagement de la voirie doivent être réalisés en terme de sécurité et avoir une perspective pour un contournement de Buc. Cela nécessite que de toute urgence le département fasse des propositions. Pour le moment le maire n'a même pas obtenu de rendez-vous auprès du conseil général alors qu'il a écrit il y a plus d'un mois et demi. Il faut agir avec beaucoup de vigueur vis à vis des instances et des pouvoirs publics auprès de Buc afin d'obtenir un groupe de travail qui définisse d'un commun accord des perspectives. Il y a deux perspectives possibles soit un contournement par l'est en reprenant de le tracé de l'emprise de l'A87. Soit de l'autre côté par la D91. Ces deux possibilités doivent être examinées en parallèle mais il faut qu'une cible soit rapidement fixée. De ce point de vue là l'association des riverains de la rue Louis Blairiot est extrêmement active. Elle a de très bonnes idées, de très bonne propositions. Il faut tenir compte de cette association et de toutes les autres. Ensemble nous devons monter une plate forme de discutions permanente à Buc puis ce porter vers le conseil général pour obtenir des avancés.
Le transport en commun est aussi un sujet très important puisque énormément de Bucois vont travailler à Paris ou ailleurs. Dans l'autre sens beaucoup de gens viennent travailler à Buc dans la zone industrielle. Il y a prés de 5000 emplois dans la zone industrielle. Seulement entre 400 et 500 bucois y travaillent. Il y a un chassé croisé. Nous devons optimiser tout ça de sorte que plus de Bucois travaillent dans la zone industrielle. Pour aller à Versailles beaucoup de gens souhaitent prendre les transports en communs. Ils les prennent. Nous avons des améliorations à obtenir en terme de fréquence et de correspondance dans les transports en commun. Un bus tous les ¼ d'heure c'est un minimum à certain horaires. En particulier le soir il n'y a plus assez de bus. C'est à dire que les gens qui reviennent de Paris oui qui partent tôt sont obligés de prendre leurs voitures. Il y a une vraie négociation à avoir avec la société de transport en commun. Avec une difficulté de nature institutionnelle, cette compétence est maintenant entre les mains de la communauté de commune (Versailles grand parc) ce n'est plus Buc qui discute avec la société de transport ne commun .Il faut être beaucoup plus actif au niveau de l'intercommunalité pour négocier. Il faut qu'on reprenne ça très précisément et que les intérêts des Bucois soient défendus.
YR: Merci Monsieur Danjou, le logement maintenant, quelle est la situation à Buc et quelles sont vos priorités ?
J-M D: A Buc, il y a environ 2000 logements, c'est donc une petite commune, le schéma d'aménagement urbain est déjà établi, je crois que les emplacements et les surfaces sont déjà bien occupés, donc personne ne souhaite que le logement se développe. Si ce n'est une chose, c'est que Buc est dans l'illégalité car elle ne respecte pas la loi SRU, qui impose 20% de logements sociaux, la commune est à 11% depuis plusieurs années et Buc paye des pénalités, plusieurs centaines de milliers d'euros. Il y a donc deux projets qui sont en cours, qui sont déjà largement orientés et que nous reprendrons si nous arrivons aux affaires, c'est la ZAC du cerf-volant, il est prévu 170 logements dont 50 logements sociaux environ, de ce point de vue là nous avons un regret car il est prévu un décalage dans le temps, une séparation, pas une mixité sociale suffisante car les logements sociaux seront séparés,seront fait en derniers, peut-être que l'on aurait pu faire les choses de manière plus équilibrée.
Nous essayerons de rééquilibrer tout cela sans changer les chiffres globaux. Et puis, il y a un autre projet de logement dans le Fort de Buc, c'est un ancien Fort qui peut être réaménagé, et là il est prévu 180 logements dont 125 logements sociaux.
YR: Merci Jean-Marie Danjou, on passe maintenant à un autre thème, l'environnement, l'écologie et plus généralement le développement durable. Quels sont vos axes de réflexion pour l'avenir de votre commune ?
J-M D: C'est certain qu'avec l'environnement qui est remarquable, dont on bénéficie à Buc, et tous les Bucois et les Bucoises sont très attachés à leur environnement. La vallée de la Bièvre est classée, c'est un site remarquable, donc il faut avoir une politique vigoureuse et déterminée en la matière. En particulier, la préservation des espaces naturels, l'amélioration des espaces verts, on peut faire des choses qui jusqu'à présent n'ont pas été faites pour limiter la pollution du milieu naturel, limiter les pesticides, limiter les herbicides. On avait, il y a quelques jours, l'ouverture d'un marché concernant l'entretien des espaces verts communaux, et rien n'était prévu dans ce marché concernant la limitation des pesticides, et la municipalité actuelle semblait découvrir qu'on pouvait avoir des modes de traitement des végétaux qui permettaient de limiter les pesticides. Nous avons obtenu que soit inscrit dans le cahier des charges, que soit précisée cette chose. Ce sont des choses très concrètes et très importantes: la gestion des espaces verts qu'il faut améliorer, la préservation du patrimoine végétal, et puis on pense qu'on devrait faire un inventaire en vue du maintien de la bio-diversité et s'attacher à la préservation de plantes tout à fait remarquable. Nous bénéficions de la présence dans notre groupe de la vice-présidente d'Apache qui est une des associations très active à Buc qui défend l'environnement, qui promeut un développement durable. Nous avons aussi d'autres personnes de sensibilité écologique qui travaillent dans d'autres groupes comme Cap 21. On aura des propositions fortes à présenter aux Bucois. Sur l'environnement, il y a aussi la gestion des déchets ménagés, à Buc une politique de tri-sélectif à été mise en place, il faut reconnaître que c'était une bonne politique qui avait été bien préparée. Malheureusement, depuis que cette compétence à été reprise par l'inter-communalité, le centre de décision s'est un petit peu éloigné, puisque l'inter-communalité a repris le marché et qui a un peu harmonisé les choses au niveau des communes de Versailles-Grand Parc, et cette harmonisation malheureusement se fait un petit peu par le bas, c'est dommage il faudra donc reprendre et améliorer les techniques de tri des déchets.
YR: Le dernier thème pour conclure, quelles orientations comptez-vous donner à votre budget si vous êtes élu ?
J-M D: D'abord il faut dire que Buc est une commune qui, du point de vue de ses recettes, est plutôt favorisée, certains diraient une commune riche, parce que nous avons une zone industrielle. Buc marche sur deux pieds c'est-à-dire, un environnement remarquable et une zone industrielle au point de vue économique. Alors cette zone industrielle, la taxe professionnelle fournit deux tiers des recettes fiscales. Cela permet que l'on paye moins d'impôts au niveau de la taxe d'habitation et de la taxe foncière. Pour les Bucois c'est très important. Il faut donc s'attacher à avoir une zone industrielle qui évolue positivement, qui est bien géré de ce point de vue là. Elle a une certaine fragilité puisque certaines très grosses entreprises comme Général Electric représentent à elles toutes seules une très grosse part de la taxe professionnelle. Donc il faut avoir une politique dynamique vis-à-vis des entreprises de la zone industrielle visant à la fois à leur fournir le meilleur environnement possible en terme de services associés. Il y a une crèche via entreprise qui se prépare actuellement; ça je pense que c'est une très bonne chose, malheureusement elle a pris un an de retard. Et puis, inciter à une réorientation à chaque fois que c'est possible vers le tertiaire et vers la haute technologie, de façon à la fois à avoir les services de l'avenir et en même temps améliorer les conditions de vie. On parlait tout à l'heure de 700 transports par jour, 700 camions dont une bonne partie vont et viennent de la zone industrielle de Buc, donc si nous avions une zone industrielle plus tertiaire on aurait moins d'embouteillages et moins de camions. Pour le reste des recettes, ce sont les taxes d'habitations et les taxes foncières, alors je sais qu'on nous dit qu'elles sont plutôt basses à Buc par rapport à la moyenne du département, ce qui n'est pas faux, je note tout de même que sur le dernier mandat les taux de taxe d'habitation sont passés de 7,4 à 8,97% et il en est de même pour la taxe professionnelle. Ça veut dire qu'il faut être très rigoureux au niveau des dépenses en particuliers les dépenses de fonctionnement, de gestion et de personnel. Il ne faut pas laisser les dépenses dériver, je ne dis pas qu'il y a des excès là-dessus, mais il y a une tendance à l'augmentation de certaines dépenses dont on ne voit pas très bien la mesure. On manque de visibilité et de transparence là-dessus. Il nous faudrait mettre en place une comptabilité de gestion, une comptabilité analytique plus précise qui permette de mieux présenter à la population combien les Bucois dépensent pour les différents services. Une des premières mesure à prendre, c'est de faire un audit de la situation financière pour avoir une vue beaucoup plus claire. En ce qui concerne la fiscalité, bien évidemment il ne faut pas l'augmenter, elle n'a certes pas augmenté en 2008, mais il faut dire que l'augmentation avait été faite un petit peu auparavant. Ça avait été le cas au budget précédent, on espère sans doute que les Bucois l'ont oublié entre temps. Je crois que les Bucois ont de la mémoire, il faut faire en sorte de ne pas augmenter ces taux.
Invité(e)(s) au studio : JEAN-MARIE DANJOU.
Rédigé le 12-02-2008 à 16h 28min 17sec par S.P. (Yvelines Radio).
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