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MUNICIPALES 2008
Spéciale Buc - S.P. (Yvelines Radio).
Cette semaine, l'émission est consacrée à la ville de Buc, en présence de Jean-Marc Le Rudulier. La semaine prochaine, nous recevrons son concurrent Jean-Marie Danjou.
Yvelines Radio: Monsieur Le Rudulier, quelle est la situation du logement à Buc? Et quels sont vos projets en la matière?
Jean-Marc Le Rudulier: Au niveau du logement, vous savez que la loi SRU nous contraint à avoir 20% de logement social. La commune de Buc, actuellement, en possède 13 %. Pour ces logements, nous avons décider d'essayer d'atteindre les 20 % avant la fin 2011 puisqu'on a une première opération qui est la ZAC du Cerf-volant. Elle va comprendre cinquante à soixante, selon la typologie, de logements dits «sociaux» et environ 150 logements d'accession à la propriété. C'est une opération qui a démarré et les résultats seront disponibles dans le courant de l'année 2010. Puis il s'agit de faire une opération plus importante sur les terrains du Fort de Buc. Mais pour l'instant ils ne sont pas propriété de la commune mais de deux ministères: celui de l'Intérieur d'un côté, et celui des Affaires culturelles, de la Culture d'autre part. Pour l'instant, nous sommes en train de négocier au rachat de 5 hectares de terrain dans le Fort de Buc pour y construire 160 logements dits «sociaux», une quarantaine de logements d'accession à la propriété mais réservés particulièrement aux primaux accédants et une douzaine ou une quinzaine de lots libres, c'est à dire des terrains, soit donnés aux promoteurs pour faire un ensemble complet, soit on laisserait purement la liberté aux acquéreurs de faire la maison de leurs choix. C'est une opération assez complexe puisque pour l'instant les terrains ne sont pas à nous et le terrain de l'assiette du Fort de Buc fait 13 hectares. Je vous ai parlé de 5 hectares pour faire les logements et les deux ministères concernés – surtout le Ministère de l'Intérieur – seraient bien content de se séparer du Fort de Buc qui n'a plus grande utilité pour eux. Donc vraisemblablement on devrait acquérir les 13 hectares: cela nous pose un petit problème, quelle utilisation va t-on pouvoir donner au Fort lui-même qui représente une grande surface de salles enterrées puisque c'est un fort de 1870? A Buc nous avons une association qui s'appelle Buc Avenir et qui, donc, réfléchit sur le devenir du Fort. Cette opération n'est pas encore arrêté ais nous voudrions également aménager les terrains qui l'entourent pour faire un lieu de promenade où on condamnerait les différents accès au Fort.
YR: Dans les Yvelines, la circulation et le stationnement sont des problèmes majeurs. Buc ne semble pas épargner. Que comptez-vous faire pour y remédier?
J-M R: Le problème de la circulation à Buc est crucial. La ville a été construite le long d'une route qui est actuellement une route départementale, la RD 938, qui est une voie à grande circulation avec 16 000 véhicules par jour, dont 700 à 800 poids lourds. Parmi ces derniers, à peu près 75% alimentent notre zone d'activités qui se situe dans le haut le Buc. Donc 25 % traversent l'agglomération pour rejoindre des points qui sont dans le sud. C'est un problème très important puisque l'accès aux gares devient relativement préoccupant. Cela rejoint le problème des transports en commun: on voudrait favoriser leur utilisation. Pour cela il faut qu'ils soient compétitifs, surtout au niveau des temps pour rejoindre la gare des Chantiers. A un certain moment de la journée on peut mettre 5 minutes pour la rejoindre mais parfois, comme le matin ou le soir pour remonter sur Buc, on peut également mettre une heure ou une heure et demie. Cela rejoint un deuxième point, celui du contournement de la RD 938 pour les poids lourds. On a fait faire une étude approfondie qui démontre quand même que la moitié des poids lourds dépasse les 32 tonnes et 10 % qui dépassent les 42 tonnes. Quand vous voyez que la structure de la route départementale a la même figure qu'elle avait au siècle dernier qui voyait passer deux-trois voitures à cheval, maintenant c'est 16 000 véhicules jours. Pour les riverains qui bordent cette route, c'est invivable en terme de bruit et de sécurité. La largeur de la voie fait environ 6 mètres et même moins dans la plus petite largeur, sauf quand on arrive à Versailles et où ça s'élargit. On a envisagé de faire une voie en site propre réservée aux transports en commun et qui rejoindrait Versailles très rapidement. Le problème c'est que la largeur de la voie ne le permet pas;on est pour l'instant dans l'expectative totale. Néanmoins, on travaille activement avec l'ARB Buc et le Conseil Général. On a déjà eu une tentative de contournement de cette voie qui a été attaquée par la commune d'à côté. Le but n'est pas de se rejeter, entre communes, les nuisances, il faut essayer de les partager. Les riverains de Buc ont l'impression d'en partager beaucoup et il faut qu'on trouve une solution qui leur permettrait de retrouver calme et sérénité . Le contournement de Buc a toujours été un point très chaud, on en parle depuis 50 ans.
YR: Quels sont vos axes de réflexion sur le thème de l'environnement et du développement durable ?
J-M R: C'est un axe prioritaire car j'ai prévu dans l'équipe que l'on va présenter aux électeurs, un adjoint délégué au développement durable et au cadre de vie car je veux lier les deux. Je pense qu'on va lancer un agenda 21 pour planifier dans le temps les opérations que l'on peut mener. Il ne s'agit pas de mener, parce que c'est la mode, des opérations dans tous les sens. Il faut prendre des axes. La priorité, c'est l'éducation des jeunes et des enfants, on va donc essayer de travailler au niveau de nos écoles avec le corps enseignant pour dégager des axes où les enfants soient intégrés dans la réflexion. Je pense que les enfants feront changer les parents. Le vélo peut aussi être un moyen de transport, il faut encourager les ménages bucois à ne pas prendre la voiture pour les petits transports. On travaille aussi au niveau de nos services techniques sur tout ce qui concerne l'entretien de nos plantes et gazons pour ne pas utiliser de produits toxiques et nocifs. On essaye de trouver des plantes qui ont besoin de beaucoup moins d'eau que d'autres. Tout ça fait partie du développement durable, même si c'est un grand mot. Je pense que Buc est une commune relativement privilégiée du point de vue de son environnement et de son cadre de vie. A part la rue Louis Blairiot. Sinon tous les bucois sont à peu près à 5 minutes de la forêt et des étangs de la jeunesse. Il faut donc préserver ce cadre de vie. C'est en partie pour ça qu'on n'a plus de terrain pour faire du logement social.
YR: Quelles priorités voulez-vous donner à votre budget?
J-M R: Buc a un budget de 15 millions d'euros qui se répartissent globalement entre 11,5 millions de dépenses de fonctionnement et 3,5 millions de dépenses d'investissement. On est classé commune riche, on paye pour le fond de solidarité Ile-de-France. Buc est une commune aisée car la ville a une zone d'activité très importante: 6 000 emplois, c'est à dire plus de salariés que d'habitants bucois. Avec des entreprises dites de pointes, ce qui fragilise un peu nos finances, par exemple Generale Electric contribue à 42% de notre taxe professionnelle, ce qui est très dangereux car si l'entreprise décide de partir du Buc, la commune ne sera plus aisée du tout.
Nous avons des taux d'imposition relativement bas et nous sommes bien en dessous des moyennes départementales et nationales. Depuis 2001, on a procédé à une réduction de notre dette. Les prévisions que nous avions faites en 2001 se sont réalisées à 80%. Nos charges de personnels représentent 43% de nos dépenses de fonctionnement ce qui est relativement bas. On a essayé de gérer au mieux le personnel en essayant d'apporter des méthodes de travail informatiques. Ce qui permet de maintenir à un niveau relativement bas nos dépenses de personnel.
YR: un petit mot pour conclure:
J-M R: Pour Buc, on a trois, quatre grands sujets: l'intercommunalité avec Versailles Grand Parc; le contournement de la ville: le logement social et puis l'opération d'intérêt nationale (OIN). Je pense que c'est une chance pour nos territoires d'avoir ce genre d'opération à la condition de respecter les règles et de ne pas faire n'importe quoi. Je crois que pour Buc, ça va être un des sujets primordial de notre campagne municipale.
Invité(e)(s) au studio : JEAN-MARC LE RUDULIER .
Rédigé le 05-02-2008 à 05-02-2008 par S.P. (Yvelines Radio).
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