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VIROFLAY, OLIVIER LEBRUN, MAIRE UMP À LA TÊTE D'UNE LISTE DE LARGE RASSEMBLEMENT, PHILIPPE MARGUERIT, PS, LUI AUSSI À LA TÊTE D'UNE LISTE DE LARGE RASSEMBLEMENT, > MUNICIPALES 2008

MUNICIPALES 2008,

Spéciale Viroflay - AG (Yvelines Radio).



Bonjour à tous et bienvenue dans l'émission Municipales 2008, cette émission est consacrée aux villes de Viroflay et Vélizy- Villacoublay; pour Viroflay, nous recevons Olivier LeBrun, maire UMP à la tête d'une liste de large rassemblement et Philippe Marguerit, PS, lui aussi à la tête d'une liste de large rassemblement. On va commencer tout de suite avec Viroflay et le premier thème.

Yvelines Radio: Mr Lebrun, bonjour, quelle sont vos priorités pour le logement?

Olivier LeBrun: La situation du logement à Viroflay n'est pas exceptionnelle par rapport aux autres villes alentours de l'ouest parisien ou dans l'est des Yvelines. C'est à dire que nous sommes en manque de logement et ce manque est sur toute les catégories de logement. Que ce soit le logement social, le logement intermédiaire ou un autre type que j'allais dire classique, d'accession à la propriété. Maintenant plus personne n'arrive à ce loger sur Viroflay et ,de ce fait, les prix de l'immobilier ont énormément augmenté, comme partout en fait; les prix ont doublé à l'achat, donc des personnes qui ont acheté il y a dix ans ne pourraient plus acheter maintenant les biens qu'ils ont acheté à l'époque. Le plan que nous avons mis en place à été coordonné avec Versailles Grand Parc dans le cadre du programme local de l'habitat intercommunal, le PLHI, qui a été approuvé par le Préfet et qui s'inscrit totalement dans la loi SRU qui nous oblige à avoir un quota de logements sociaux à l'horizon de 2020. Ce PLHI est un PLHI un petit peu volontariste dans le sens où on va un petit peu plus loin que les objectifs qui nous sont fixés par l'Etat et donc nous souhaitons pouvoir le mener à bien mais je pense que depuis maintenant deux ans que nous avons voté ce PLHI, nous sommes dans les objectifs voir même un peu au delà. Globalement sur Versailles Grand Parc, mais même sur Viroflay, nous avons explosé ces objectifs. Nous avons, en parallèle de Versailles Grand Parc, travaillé avec le Conseil Général sur le contrat de développement de l'offre résidentielle. Nous avons signé début 2007, et donc nous avons prévu dans la période de cinq ans de construire 500 logements à Viroflay dont 220 logements sociaux. C'est un programme ambitieux mais là aussi nous sommes déjà sur les logements sociaux, sur les 220, il y en a déjà 97; soit en cours de construction, soit dont le permis est en cours d'instruction. Donc là, je pense que nous allons pouvoir atteindre l'objectif qui a été fixé pour justement faire en sorte que ce logement ne soit plus une réelle difficulté. Mais surtout ce qui est important, c'est que nous puissions construire dans toutes les catégories du social, de l'intermédiaire, du locatif et d'accession à la propriété. Et nous occuper aussi d'un projet qui me tient tout particulièrement à coeur sur une maison d'accueil familial dont nous venons de poser la première pierre qui permettra d'accueillir des femmes seules avec enfants en situation d'urgence qui se trouve à Viroflay, sur un terrain de l'Etat; il a fallu travailler sur le projet pendant pratiquement quatre ans pour que ce projet voit le jour et je pense que les premiers locataires arriveront d'ici à huit mois.


YR: Mr Marguerit, bonjour, vous êtes candidat PS à la mairie de Viroflay, je le disais vous êtes à la tête d'une liste de large rassemblement. Quelle sont vos priorités pour le logement?

Philippe Marguerit: Oui c'est une liste de rassemblement avec un certain nombre de gens du Parti Socialiste mais la liste s'appelle «Solidaire à Viroflay».Cette liste a le soutien du PS mais elle va largement au-delà. Je crois qu'avant de parler de nos priorités, il faut dire que les prix du logement ont doublé en quasiment dix ans, encore l'année dernière, qui n'est pas une grosse année, on a pu voir 8% d'augmentation ce qui fait qu'aujourd'hui le logement est un vrai problème. Il y a une crise du logement. Face à ça, on pense que la réponse à la fois départemental et la réponse communale, du maire sortant, n'est pas à la hauteur du problème. Pourtant, il y a la loi SRU qui est là et qui implique, pour chaque commune, un objectif de 20% de logements sociaux.
Ça n'a pas été fait sur Viroflay. Depuis très longtemps, il y a une opposition à la construction de logement sociaux. Pour nous, c'est un objectif majeur pour la mandature. On dit qu'il n'y a pas de terrains sur Viroflay mais s'il y a des terrains sur Viroflay; il y a des permis de construire qui sont donnés tous les ans mais pas pour le logement social. Donc nous on pense qu'il faut faire du logement social, il y a la possibilité de le faire à Viroflay beaucoup plus que ce qu'on fait aujourd'hui. On a inauguré sur toute la mandature un seul immeuble en logement social. Donc aujourd'hui, on pense que c'est une priorité, il faut le faire, et pour ça on propose de réviser le PLHI donc de revoir le PLU, le plan d'urbanisme sur Viroflay et d'avoir vraiment une politique volontariste en la matière. Avec l'augmentation du prix des logements, on a touché plus d'impôts de taxe et il faut absolument réinvestir ces taxes dans le logement. Le CDOR, qui est un produit départemental, c'est une bonne idée globalement, mais la mise en application n'est pas bonne; par exemple à Viroflay, l'argent qu'on a touché, on vient de le placer en banque. On n'a pas construit de logements sociaux avec: on le place en banque. Donc on pense que la politique globale qui est faite, tant sur le plan départemental que sa traduction communale, n'est pas bonne au niveau du logement, il faut être beaucoup plus pro-actif , et là-dessus il y a une responsabilité globale du Conseil Général et des maires comme celui de ma commune. Pour conclure, nous ce qui nous paraît important, c'est que toute personne qui travaille sur Viroflay, que ce soit un éboueur, une assistante maternelle, des gens qui ont des revenus modestes mais qui travaillent sur Viroflay doivent pouvoir se loger sur Viroflay. Et ça, ça veut dire construire des logements et notamment des logements sociaux. Car si on ne construit pas de logements sociaux, ces gens ne pourront pas se loger sur Viroflay.
Les jeunes aujourd'hui ne peuvent accéder aux logements sur Viroflay, que ce soit en location ou en propriété, c'est trop cher.


YR: Pour le stationnement, la circulation et les transports publics, quels sont vos axes de réflexions, vos priorités?

P. Marguerit: Les communes des Yvelines ont résisté à un certain nombre de projets, notamment de projets routiers qui étaient issus des années soixante. C'est le bouclage de la francilienne (A104), c'est le prolongement de l'A12 pour éviter que ça passe dans Trappes, et on se retrouve aujourd'hui dans une période où l'on parle de développement durable, de transports en commun , où il y a ces projets en retard, qu'il faut finaliser et là encore toujours les mêmes résistances à ces projets. Les projets routiers, un certain nombre, il faut les faire, mais la priorité, c'est le transport en commun. Les transports en commun, la circulation douce, dans une ville comme Viroflay, c'est un impératif aujourd'hui. La ville est dominée complètement par la voiture, il suffit d'aller le soir à la Place de la Mairie pour voir qu'elle est encombrée de véhicules qui stationnent toute la nuit là. Il y a eu des projets, des études de faites, des parkings, trois parkings. De ces trois parkings, il y en a eu qu'un de réalisé qui est celui de la médiathèque. Sinon ça a été une politique de laisser aller à ce niveau là. Ça rejoint aussi la politique de logement, parce qu'on voit un certain nombre de personnes, comme le logement coûte cher, et bien le garage, ils le transforment en cuisine, ils le transforment en chambre pour les enfants, du coup les véhicules sont stationnés sur la voie publique, donc il y a un réel problème. Alors face à ça, je crois qu'il va falloir que l'on prenne le problème à bras le corps, pour construire des parkings à Viroflay. Ça coûte très cher. Et il y a tout le problème de la circulation, là il faut déjà construire un plan local de déplacement et insister sur les circulations douces comme le vélo. Alors c'est vrai que le vélo à Viroflay, quand on voit les versants de la ville, le relief, c'est pas évident. On a pensé aux vélos électriques, il faut réfléchir, il faut être inventif en la matière et puis les transports en commun. Il n'y a pas de circuit de transports en commun dans Viroflay. Là encore ça coûte un peu, et je crois qu'il n'y a pas vraiment de volonté et là dessus, il faut vraiment faire quelque chose. Il y a le tramway, nous sommes fondamentalement d'accord pour le projet du tramway. Ça ne se discute pas ça sur le principe, après ça, ce sont les modalités de réalisation et sur l'avenue du Général Leclerc c'est pareil, il y a un projet du maire qui est de réduire la largeur de l'avenue, on pense que ça, ça n'est pas une bonne idée, qu'il faut maintenir la largeur actuelle même si on n'en fait pas une deux fois deux voies mais profitons de ce qui a été fait dans les années 60 pour éventuellement prévoir un transport en site propre au milieu de l'avenue pour un bus ( le 171), qu'il puisse passer tranquillement, qu'on puisse avoir des pistes cyclables. Je crois que là, il y a un grand projet à faire, dynamique, et qui n'implique pas des dépenses excessives.

O.L: La circulation , c'est vrai que nous sommes dans une région, où beaucoup de personnes circulent en voitures. Et notre ville, particulièrement, n'était pas adaptée à la circulation automobile puisque nous avons des rues étroites qui ont étaient crées dans les années 1930-1940. Donc ces rues sont dores et déjà établies, on n'a pas le moyen d'en rélargir d'avantage. On l'a fait, d'ailleurs, il y a deux ans. La rue des marais qui était étroite, on l'a élargit sur une certaine distance. Ça nous a coûté assez cher mais je crois que le résultat est à la hauteur de ce que nous attendions. Donc cette circulation, on peut difficilement la maîtriser.
Les transports en commun, l'avantage de Viroflay c'est que nous sommes extrêmement bien desservis par les transports en commun. Et également à l'horizon 2012 , l'arrivée du tramway Chatillôn-Vélizy-Viroflay qui permettra à la fois de désenclaver Vélizy mais également qui permettra à de nombreux Viroflayziens qui travaillent sur le plateau de Vélizy de s'y rendre et d'éviter de prendre la voiture. Et de pouvoir s'y rendre en heure de pointe avec un tramway toutes les 3 minutes 30 donc avec un rythme important de ce moyen de transport, qui est attendu, je pense par de nombreux véliziens mais également viroflayens. Surtout des jeunes parce qu'il y a un IUT à Vélizy donc je serai très content pour eux.
Sur le stationnement, c'est une vraie difficulté parce que nous avons maintenant des foyers qui ont entre 2,3 voire 4 véhicules. Beaucoup de personnes ne se garent pas chez elle, ne se garent pas dans leurs garages ou sur leurs propriétés. Elles se garent dans la rue. Nous n'aurons plus de possibilités de garer dans la rue. Donc ce que j'aimerais, premier point, c'est que les personnes puissent avoir un sens civique un peu plus développé et puissent se garer chez elles. Le deuxième point, c'est que nous avons construit un parking en-dessous de la bibliothèque qui fait 116 places. Et nous avons réservé plus d'une soixantaine de places à des riverains qu'il soit riverains ou commerçants pour aller se garer en souterrain de façon plus durable et dégager la surface.
Et puis une chose dont je suis assez content c'est le fait que nous avons aussi installé de façon expérimentale des bornes d'arrêt quinze minutes, devant la bibliothèque au niveau de certains commerces notamment boulangerie. Des commerces qui nécessitent pas beaucoup de temps de stationnement et ce système marche très très bien. On a diminué le nombre de places disponibles puisqu'elles étaient en épis, on les a passées en longitudinale. Grâce à ces bornes, la rotation est beaucoup plus importante. Et les commerçants constatent qu'on arrive toujours à se garer devant chez eux. Donc ce système devra être développé dans les années à venir à différents endroits dans Viroflay et au niveau surtout des zones commerçantes.
1.

YR: En ce qui concerne l'écologie et le développement durable, quels sont vos axes de réflexions?


O. LeBrun: Nous avons commencer à travailler notamment avec l'appui d'une commission municipale que nous avons constituée l'année dernière, qui regroupe des viroflayziens de toutes tendances j'aillais dire et qui, en dehors des tendances politiques, ont envie de travailler sur ce sujet. Plusieurs thèmes ont été abordés, notamment les problèmes de l'eau, le problème de l'économie d'énergie au niveau de la ville mais aussi économie d'énergie au niveau de chacun des citoyens. L'objectif étant de partager, à peu près à moitié-moitié, les incitations auprès des viroflayziens pour que eux mêmes face des économies pour qu'on soit dans cette logique de développement durable et de protection de l'environnement mais également que de l'autre côté, il y ait des actions concrètes de la mairie pour oeuvrer dans ce sens. Une des premières actions que nous avons mis en place, c'est le travail sur l'eau, la gestion de l'eau. Nous avons notamment beaucoup de sources dans Viroflay et dans le parc de Bon Repos, nous avions une source qui partait à l'égout. Nous avons donc choisi de réorienter cette course pour réalimenter un bassin qui existait déjà. En agrémentant ce bassin, on a fait en sorte d'améliorer ce parc et en plus nous avons raccroché à ce bassin une borne de puisage, ce qui fait que nos camions et les camions de l'entreprise qui nettoient les rues vont pouvoir se connecter sur cette borne pour pomper l'eau de source et ensuite l'utiliser pour nettoyer les rues plutôt que d'utiliser de l'eau potable, nous devrions utiliser près de 800 m³ d'eau par an, ce qui est déjà un premier point intéressant. Et nous n'allons pas nous arrêter là puisque nous souhaitons travailler sur les consommations d'eau dans nos bâtiments pour savoir comment on peut contrôler davantage les consommations d'eau. L'autre point, c'est aussi de savoir comment on pourrait utiliser les eaux de pluies, que ce soit la ville en utilisant des bassins, ou que ce soit en facilitant l'achat par les viroflayziens de bassins ou de bacs permettant de récupérer ces eaux de pluies.
Un autre point, c'est le tramway car c'est du développement durable les transports en commun. Donc nous sommes tout à fait favorable à ce projet qui est totalement définitif et donc nous ferons en sorte que ce tramway arrive sur Viroflay et ça devrait diminuer le nombre de voitures de façon assez importante.
Et puis d'autres sujets comme les économies d'électricité avec certainement la mise en place de panneaux solaires sur certains bâtiments et puis des études de consommations énergétiques pour voir comment on pourrait les rendre plus économe en consommation de chauffage et d'électrique.


P.M: Que les Yvelinois s'intéressent à leur environnement, tant mieux, parce que, je parlais tout à l'heure de crise du logement, il faut aussi parler d'une crise environnementale. Et la dessus, on ne peut pas se satisfaire d'une politique de fleurissement de la ville qui serait emblématique de cette volonté de faire du développement durable ou de l'écologie. La dessus, on est extrêmement en retard sur Viroflay, on vient de construire une médiathèque, quelle est sa caractéristique environnementale? Nulle! On vient de faire une extension de la mairie, quelle est sa qualité environnementale? Est-ce qu'on s'est posé, à ce moment là, la question? Non... Moi j'ai l'exemple des Mureaux, où ils ont inauguré deux ans avant nous leur extension de mairie; et donc là bas ils avaient fait une extension de mairie avec des qualités environnementales très précises. Donc on peut faire des choses, on doit absolument faire des choses. On parlait tout à l'heure de logement. Aujourd'hui, on ne peut pas faire que du logement social. C'est toute la politique de logement qu'il faut voir aussi sous l'angle environnemental: quelle énergie consomme ces logements? Quel est l'isolation de ces logements? Alors c'est vrai pour tous ces immeubles que l'on va construire mais il y a aussi toute une politique d'incitation à avoir. Incitation par des techniques que l'on apporterait aux particuliers, ou pourquoi pas par assistance financière; l'Etat le fait quand vous changez vos chaudières, etc... on peut par exemple avoir une politique similaire. Il faut avoir une politique environnementale, ça concerne aussi le transport, on l'a vu tout à l'heure avec le logement et nous on pense qu'à Viroflay, Bon Repos, qui est un terrain intéressant et assez grand, on pourrait en faire sur ce terrain là, une politique exemplaire au niveau environnemental. En mixant construction , types de construction, espace vert, espace public, là il y a vraiment un champ de modélisation qu'on pourrait présenter aux Viroflayziens comme l'ensemble de ce qui est faisable pour l'ensemble des habitants de la ville.
On a un projet d'agenda 21, il y a eu un agenda 21 à Versailles de fait, ça me paraît stupide de faire un agenda 21 au niveau communal quand on est à Versailles Grand Parc; le territoire pertinent de l'agenda 21 c'est Versailles Grand Parc. Ce n'est pas Versailles tout seul. Mais si il faut que l'on en fasse un à Viroflay, on en fera un à Viroflay. Mais si j'étais maire je proposerais qu'à Versailles Grand Parc, on ait un agenda 21 sur l'ensemble de l'intercommunalité.





YR: On va maintenant parler des finances et conclure sur ce dernier thème; quelles orientations allez vous donner à votre budget?


O.L: Vous savez, la baisse et la hausse des impôts, ne se décident pas en fonction des échéances électorales; beaucoup font en sorte de dire « l'année préélectorale je n'augmenterai pas les impôts » et l'année suivante, on en remet un coup. L'idée, c'est de ne pas faire d'accoup. C'est difficile de ne pas augmenter les impôts, ça je peux vous le dire, étant donné les transferts que nous subissons depuis de nombreuses années. D'ailleurs le transfert de compétences de l'Etat. Le logement social nous coûte plus de 200 000 € par an, on n'avait pas d'argent à mettre là dedans avant. Les crèches coûtent aussi beaucoup d'argent, la CAF nous aide pas particulièrement; en mettant en place de nouveaux dispositifs comme la prestation de service unique; donc il est difficile de ne pas augmenter les impôts étant donné qu'en plus 55% de notre budget est composé de salaires. Et les salaires, même si la fonction publique n'augmente pas les salaires de façon très importante; néanmoins, on a toujours 0,5%, 0,8%, 1% d'augmentation, plus les charges sociales qui ne font que augmenter. Donc on a un minimum à prélever et à augmenter. Néanmoins, je souhaite que nous puissions prendre des engagements de modérations fiscales et essayer de nous limiter autant que possible d'une hausse qui serait proche de l'inflation. Ce qui permettrait d'avoir un point de référence, de s'y astreindre, parce qu'il faut chercher en parallèle des économies, ce qui n'est pas forcement le plus facile. L'avantage de Viroflay, c'est que cette ville n'était pas endettée, une des rares villes des Yvelines et même de France, de cette taille là, à ne pas être endettée et donc nous avons pu mener un programme d'investissement assez important au cours de ce mandat. La bibliothèque, elle, a été financée par emprunt; on a contracté environ 5 millions d'emprunt, ce qui nous place à un emprunt en tête par habitant à un niveau tout à fait satisfaisant. Loin en dessous de la moyenne des villes de notre taille. Nous avons une capacité financière tout à fait intact. Notre difficulté majeure, c'est de pouvoir augmenter notre base de recette puisque notre ville n'est pas extensible donc trouver des activités économiques qui pourraient renforcer nos recettes fiscales c'est un peu compliqué.
Je pense qu'une grosse partie du travail sur les mois à venir devra être fait par le biais de l'intercommunalité de Versailles Grand Parc qui devra prendre certaines compétences, je pense, et faire en sorte de supprimer certaines compétences au sein des mairies. C'est un gros travail à faire, nous avons commencé: le logement, les ordures ménagères par Grand Parc. Nous avons apprenons à travailler ensemble et faire en sorte que cette structure ne génère pas d'impôts nouveaux mais qui génère des économies nouvelles. C'est ça ce qu'attendent nos concitoyens qui sont nos électeurs mais aussi des contribuables.



P. Marguerit: Dans les Yvelines d'une façon générale et à Viroflay aussi, il y a une politique qui est: l'emprunt zéro. Cette politique là est une politique absurde. Je dis très clairement, quel est le bon père de famille qui attendrait d'avoir la totalité de l'argent nécessaire à l'achat d'une maison pour acheter cette maison? Aucun père de famille ne fait ça et il a totalement raison. Il a besoin d'un emprunt pour le faire et après il rembourse. Nous, quand on fait un certain nombre d'investissements, on devrait emprunter, ça nous donnerait un peu de souplesse. Dans une situation où il y a une crise du logement, une crise environnementale, où il y a plein de choses à faire, où il faut réformer tous nos équipements publics, pour qu'ils soient environnementalement correct; là il ne faut pas hésiter à avoir une politique d'emprunt. C'est vrai au niveau du département, c'est vrai au niveau de Viroflay. Deuxièmement, on peut très bien avoir une politique de mutualisation d'un certain nombre de coûts et là intervient Versailles Grand Parc. Mutualisation des coûts d'investissements, mutualisation d'un certain nombre de compétences, on peut embaucher un certain nombre de techniciens pour négocier des choses, pour étudier des choses; et c'est mieux de le faire au niveau global de l'intercommunalité et pour aussi permettre un certain nombre de services à la personne qu'on pourrait voir au niveau intercommunal. On le dit très clairement, le financement de la politique locale sur le territoire passe aussi par une transformation de Versailles Grand Parc: une communauté de commune en une communauté d'agglomération. Bien sûr, il faudra avoir une politique financière rigoureuse des dépenses, ça c'est clair. Je crois qu'on peut faire des efforts, quand on voit les dépenses mises dans la communication du maire actuel qui ont augmenté de 90% en six ans, l'ensemble des subventions aux associations n'ont pas augmenté dans les mêmes proportions. On est la commune où les impôts ont augmenté le plus fortement dans toutes les Yvelines, plus 31% sur toute la mandature. Nous pensons que nous pouvons avoir une politique plus différenciée, de mutualisation des dépenses, d'emprunt qui permettent de faire des choses sans forcément augmenter très fortement les impôts. Aussi mieux négocier avec les prestataires privés. Le contrat que l'on a avec la piscine de Viroflay, puisque la gestion a été privatisée, n'est pas un bon contrat. Il a mal été monté. Les choses sont mal suivies. Et aujourd'hui, c'est tout au bénéfice du prestataire. On ne sait pas faire de la délégation de service public sur le territoire et on fait ça mal. Il faut mieux faire, mieux négocier, et là intervient l'«interco» c'est à dire qu'on est des vrais professionnels, des vrais juristes, qui soient capables de négocier avec des représentants de chez Vinci ou de grandes sociétés qui eux ont les hommes face à ça.

Rédigé le 25-01-2008 à 10h 56min 28sec par AG (Yvelines Radio). (Lu 264 fois)
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