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MUNICIPALES 2008 SPÉCIALE VELIZY-VILLACOUBLAY

Invités: joël Loison (UMP), Daniel Zytnicki (PS), Edmond Kameni (MODEM) - S.P. (Yvelines Radio).


1.Vélizy-Villacoublay, nous recevons Joël Loison, maire UMP de la ville, Edmond Kameni candidat MODEM à la tête d'une liste de large rassemblement et Daniel Zytnicki, candidat PS lui aussi à la tête d'une liste de large rassemblement.
On commence tout de suite avec le logement, quelles sont vos priorités?

Joël Loison : Donc l'OIN (opération d'intérêt national) pour Vélizy-Villacoublay, c'est une véritable opportunité. Pour une raison essentielle, c'est que nous avons déjà bâti tout notre développement sur l'économie . Ça sera l'occasion d'obtenir des services de l'Etat des infrastructures qui nous manquent tels que des transports notamment. C'est ce qui nous manquent le plus cruellement à Vélizy. Ce que nous y voyons dans cette opportunité là c'est essentiellement cela. Mais si vous parlez de logement, je pense qu'il faut aller au delà. Nous avons, dès aujourd'hui, avant même que l'on parle de l'OIN, un déficit important de logement en France, en région parisienne et à Vélizy plus particulièrement. L'un des axes sur lequel j'ai bâti mon action depuis 2004, parce que je rappelle que je suis maire depuis 2004 seulement, ça a été de relancer la construction de logement à Vélizy-Villacoublay. C'était particulièrement difficile parce que nous n'avions plus de réserve foncière. Il a fallu donc commencer par faire des révisions du plan d'occupation des sols. Nous avons fait ce qui s'appelle maintenant un plan local d'urbanisme(PLU) et qui va nous permettre par un assouplissement des règles, qui va nous permettre par des mutations de destination de certaines entreprises foncières de pouvoir dégager de nouveaux espaces constructibles en habitat au détriment du pôle d'activité. En clair, nous allons densifier le pôle d'activité de la zone industrielle pour libérer des surfaces et faire de l'habitat. Parce que nous avons la chance d'avoir à Vélizy, un habitat collectif pour une grande partie, mais avec de l'espace. Nous voulons, donc, préserver ces espaces. Vous savez la ville de Vélizy, c'est 900 hectares en tout dont 300 hectares urbanisés. A l'intérieur de ces 300 hectares urbanisés, nous avons 30 hectares d'espaces verts et nous voulons les conserver bien évidemment. Parce que ça fait parti de la qualité de la vie, du cadre de vie. Donc nous allons conserver ça tout en relançant la construction de logement. Le plan de construction de logement que nous avons établi dans les 3 ans de mon mandat de maire se monte à 1600 logements donc il y a 1600 logements maintenant pas encore complètement tous programmés mais qui sont dans notre plan de relance. Ils devraient voir le jour dans les 5 ans qui viennent. Pour l'immédiat, sur 2008 seulement, nous allons lancer en construction 650 logements. Nous avons déjà les permis de construire pour 450. Ça va démarrer dans les semaines qui viennent


EK : Je suis MODEM, mais je porte en effet une liste de large rassemblement qui n'est pas une liste MODEM, mais composée de Véliziens de différentes sensibilités politiques y compris apolitique. D'abord ce que je tiens à dire c'est qu'en fait, vous avez choisi 4 thèmes. Et je tiens à dire qu'il y a 3 autres thèmes qui m'auraient tenu à coeur : c'est la solidarité, c'est la jeunesse, c'est la culture. Vous avez choisi ces 4 thèmes là, je vais donc vous en parler.
Le logement est une question essentielle à Vélizy. C'est le symbole même de l'échec de la municipalité sortante. Sachez que les deux tiers des Véliziens vivent dans des logements qui sont sous la gestion d'une SEM qui appartient à la ville,la SEMIV. Et bien les Véliziens ont constaté un doublement de leur loyer en 3 ans, c'est une réalité.L'ensemble des Véliziens ont constaté, eux aussi, une augmentation de l'ordre de 1000% en 5 ans. Ça c'est une réalité. Beaucoup de véliziens me disent qu'ils attendent des logements depuis plusieurs années. Enfin, beaucoup de retraités Véliziens pensent et ont commencé à quitter la ville parce qu'ils n'arrivent plus à payer leurs loyers. On pourrait dire que c'est un phénomène qui est analogue en France, ce n'est pas vrai, Vélizy est un cas très particulier parce que nous avons, à Vélizy, un formidable outil qui est la Semiv et qu'il faudrait conseiller aux Véliziens. Alors ma ligne de fracture par rapport au maire actuel et qui a fait que je suis entré en politique il y a 4 ans, c'est que pour répondre à une demande de logements à Vélizy le maire actuel fait le choix de bétonner toujours plus. Moi je crois pas. Je crois que nous avons une qualité de vie qu'il faut préserver. D'autant que par la Semiv nous avons un outil formidable qui permet facilement de régler les problèmes de logements. Puis par ailleurs, il y a d'autres idée qu'on peut mettre en place... Beaucoup de bureaux vides à Vélizy qu'on peut réutiliser et avec ça on peut répondre facilement à la demande de logement: ça c'est ma conviction et c'est ma première ligne de fracture avec la municipalité sortante. Il n'est pas question de bétonner toujours plus, d'autant que le Grenelle de l'Environnement et ses conclusions en matière d'urbanisme ont validé le fait qu'il fallait réduire la consommation d'espace. Et bien c'est ce que je ferai. Et je suis heureux de ces conclusions qui valident le combat que je mène depuis maintenant trois ans à Vélizy.

D.Z: Et bien écoutez, à Vélizy-Villacoublay, nous avons un gros problème avec une société d'économie mixte qui s'appelle la Semiv. Cette société d'économie mixte gère 2800 logements actuellement sur environ 8000 que comporte le parc immobilier de la ville, ce qui est une quantité considérable de logements. Et les locataires sont mécontents: les charges ont augmenté fortement ces derniers temps, les loyers également et ils ne sont pas écoutés. Donc notre priorité absolue va être de rétablir une confiance absolue à la Semiv. Comment allons-nous faire? En prenant un certain nombre de mesures simples et de bon sens, nous allons faire un audit général des comptes de la Semiv, de sa gestion, de son patrimoine. Nous allons permettre aux locataires de siéger au conseil d'administration de la Semiv. Nous allons réaliser avec eux, et en collaboration avec les associations de locataires, un plan de maîtrise des charges et puis, nous ferons en sorte que les réhabilitations qui restent à financer à la Semiv le soient grâce à des prêts conventionnés qui permettront de réduire la charge financière de ses opérations et d'encadrer les loyers. En plus, cela sera bon pour les finances de la ville, on en reparlera après je suppose, parce que cela permettra de réduire l'amende très forte que la ville de Vélizy paye tous les ans de la loi SRU. Voilà nos priorités. Nous veillerons également bien entendu à faire en sorte que dans les nouveaux programmes de construction immobilière, 25 % au moins des logements qui seront construits le soient avec des prêts conventionnés et seront accessibles à la location. Et puis nous préserverons la mixité sociale, bien entendu, en faisant en sorte que les autres logements soient des logements locatifs libres ou bien des logements d'accession à la propriété. Nous voulons aussi avec notre politique du logement régler un certain nombre de problèmes, et en particulier nous voulons que les jeunes puissent s'installer à Vélizy donc nous ferons en sorte que, dans les prochains programmes de construction, un certain nombre de logements petits à loyers pas chers soient réservés aux jeunes. Un des problèmes de Vélizy est qu'il s'agit d'une ville vieillissante et qu'il nous faut absolument attirer les jeunes. Et puis, malheureusement comme partout, il y a un certain nombre de femmes en difficultés et des logements leur seront réservés pour réussir à surmonter la situation difficile dans laquelle elles se trouvent.

YR: Pour la circulation, les stationnements et les transports publics, quels sont vos axes de réflexions, vos priorités. Monsieur Kaméni?

E.K: Alors, les transports deuxième gros échec de la municipalité sortante dont souffrent les Véliziens tous les jours. C'est une question que je connais bien, puisque j'ai une formation au départ d'ingénieur dans le domaine des transports et que j'ai passé des années de ma vie à mettre en place des projets de transport dans le domaine des Tramway, des aménagement de circulation, donc là vous êtes sur un sujet que je connais un peu. Il y a plusieurs aspects: les aspects de circulation, il y a beaucoup d'embouteillage aux entrées et sorties de Vélizy, en début et en fin de journée. C'est vrai aussi que les Véliziens souffrent de transport publics qui ne marchent pas. Il y a un an, au début de l'année 2007, le maire nous a annoncé les mêmes choses qu'il a annoncé au début de cette année. Qu'une commission se mettrait en place, que ça marcherait mieux, ect... on a vu ce que ça a donné. Il y a trois ans quand Véolia a racheté les cars Goberts, la mairie a aidé Véolia a récupérer les cars Gobert, ça s'est traduit notamment par un voyage de quelques jours, financé par Véolia à des élus municipaux à Barcelone. Ça c'est une réalité. Conclusion: lorsque Véolia n'était pas à la hauteur des événements, la mairie n'était pas en situation de pouvoir leur dire de se remettre en place et comme il faudrait. Dans le même temps, la ville de Vélizy ne prend pas sa part, ne met pas un copec, sauf le soir , dans le domaine des transports publics. C'est pour ça que ça ne marche pas aujourd'hui. Et donc il faut savoir que beaucoup de Véliziens travaillent hors de Vélizy, il ont besoin de transports publics. Parce que c'est ou les transports publics, ou les embouteillages sur la route. Et bien là pareil, je sais qu'il n'y a pas de transports publics qui soient bénéficiaires. Les communes qui veulent des transport qui marchent, mettent de l'argent. Et bien nous ferons ce choix là. Nous financerons les lignes de bus qui permettent de rejoindre les gares ou de rejoindre des grandes cilles comme Versailles. C'est à dire que nous contribuerons à leur donner des moyens pour voir des transports publics qui soient réguliers, rapides, efficaces, ce qui correspond à l'attente des Véliziens aujourd'hui. Ensuite pour la circulation à l'intérieur de la ville, je mettrais en place un système de navette gratuite, pour compléter le maillage du réseau et faciliter l'accès à ces lignes de bus qui rejoignent les gares, puisque ce sont des itinéraires qui sont la propriété d'exploitant et qu'on e pourra pas remplacer. Enfin nous développerons le co-voiturage. Aujourd'hui avec les nouvelles technologies, on peut mettre en place des systèmes Internet pour permettre aux Véliziens de s'informer des uns et des autres sur les besoins et les offres de co-voiturage. Enfin, une idée à laquelle les Vélizyens sont très sensibles: un système du type « Vélib ». Aujourd'hui beaucoup de Vélizien, en attendant d'avoir des transports publics qui marchent bien , marchent de la ville aux gares et de ce point de vue là, l'utilisation du système comme Vélib à Vélizy serait d'une grande utilité. Alors, le projet de tramway aujourd'hui qu'il annonce acté, c'est pas vrai. La vérité, c'est que ce projet de tramway est planté. Parce qu'en terme de coût, il ne sera pas financable, mais il est planté surtout car sur le plan technique, il n'est pas financable en raison des proximités trop fortes des immeubles qu'il y a au dessus, en traversé de Viroflay. Donc ce tramway, en l'état, il ne sortira pas. Nous faisons une proposition qui permettra de faire sortir ce projet, en plus à moindre coût. Plutôt qu'il aille à Viroflay, que ce tramway aille à Versailles chantier, en récupérant l'espace qui est aujourd'hui prévue par la mairie de Versailles pour ce qu'on appelle le TCSPI, en bus. Cet espace est le même pour un tramway. Et bien c'est le choix que nous ferons et que nous pousserons.

D.Z: La situation de Vélizy en matière de transport public est purement scandaleuse. C'est quelque chose que je voudrais affirmer d'emblée. C'est une ville qui possède une importante zone d'activité: 30 000 salariés, c'est une ville de 20 000 habitants et depuis 50 ans que le nouveau Vélizy existe, rien n'a été fait en matière de transport lourd. Par ailleurs, Vélizy n'est accessible que par des cars, que par un service d'autobus en fait qui dysfonctionne totalement et qui provoque le mécontentement quotidien des Vélizyens. C'est un gros problème sur Vélizy. Donc il nous faut y remédier. En ce qui concerne le tramway: et bien le tramway va se faire, le financement a été adopté, les travaux vont commencer dans le courant de l'année 2008 et normalement ces travaux doivent s'achever en 2011 pour la partie aérienne et 2012 pour la partie souterraine. C'est une excellente chose, ce tramway se fera. Il nous faut aussi améliorer la circulation en autobus, les transports publics en autobus et ça c'est un grand défi que nous allons relever. En fait le problème des autobus à Vélizy, c'est que jamais, jamais, jamais la municipalité de Vélizy n'a voulu investir dans le fonctionnement de ces lignes d'autobus. Nous voulons les subventionner. Vélizy contribuera au financement des lignes d'autobus ce qui nous permettra d'améliorer la rentabilité de ces lignes et ce qui nous permettra d'être un partenaire respecté mais aussi et surtout d'être entendu par le STIF. Le STIF est l'autorité qui organise les transports en Ile-de-France, c'est le syndicat des transports d'Ile-de-France. Et ceci nous permettra d'agir pour améliorer le réseau d'autobus. Nous compléterons les lignes du STIF que nous voulons directes, plus fréquentes et plus ponctuelles, par un système de navettes municipales desservant les quartiers pavillonnaires du clos et de Vélizy bas. C'est pas la peine dans ces quartiers de faire passer des gros réseau d'autobus. Des navettes suffisent, elles seront financées totalement par la municipalité. Voilà en gros ce que nous voulons faire, c'est à dire injecter de l'argent frais dans les transports en autobus pour les faire fonctionner de manière plus performante.

J.L: La ville c'est 21 000 habitants, c'est, comme je le disais toute à l'heure, plus de 30 000 emplois et c'est dans le centre commercial de Vélizy 2, 60 000 clients par jour. C'est à dire que c'est 120 000 personnes qui entrent et sortent de la ville chaque jour et tout ça par seulement trois entrées et sorties de la ville puisque nous avons que cela à nous proposer actuellement. Et nous avons aucun transport à grand débit (pas de trains, pas de gare) donc tout se fait par voie routière et par bus mais c'est toujours, donc, par voie routière. En période de soldes comme actuellement, c'est effectivement très difficile de rentrer et de sortir de Vélizy-Villacoublay à certaines heures, le matin et le soir notamment. Certains de mes collègues travaillent, depuis de nombreuses années, pour obtenir un transport à grand débit sur la ville de Vélizy-Villacoublay. Il y a enfin un projet qui, maintenant, est en cours d'étude. Nous sommes même dans le début de réalisation de ce projet donc ce n'est plus hypothétique, c'est une réalité puisqu'il est financé. Et ce tramway permettra de relier les gares SNCF et RER de Viroflay au métro parisien de Châtillon en passant justement par Vélizy. C'est 14 km et nous aurons là un débit aux heures de pointe d'environ 4 000 passagers à l'heure. Donc c'est un transport important. C'est une véritable opportunité, là encore, pour la ville puisque ça va relancer l'attractivité de notre territoire qui était un petit peu mis à mal par ce manque de transports. C'est une véritable chance que nous allons saisir mais ça va nous entraîner bien sûr à restructurer complètement la circulation autour de ce tramway parce qu'un tram comme un train ce sont des éléments structurants d'une ville. Cela va nous amener à reprendre une partie de la voirie bien sûr mais aussi, et surtout, les réseaux d'autobus. Aujourd'hui nous avons des réseaux d'autobus qui vont aux gares que j'évoquais, de Viroflay, qui vont au Pont de Sèvres notamment, etc. Ces réseaux d'autobus ne seront plus construits de la même manière, plus besoin de relier l'extérieur de la ville, mais de faire au contraire des lignes de rabattement qui passeront dans les quartiers et qui viendront sur des stations de tramway. Il y aura un certain nombre de modifications. Une opération essentielle pour le renouveau de la ville et pour la redynamisation de nos pôles d'activités et puis, en même temps pour les habitants, un autre mode de vie.

Y.R: On va passer à un autre thème. En ce qui concerne l'écologie et le développement durable, quels sont vos axes de réflexions?

D.Z: Vous savez, Vélizy c'est une ville qui a la chance d'avoir un environnement forestier exceptionnel et qui contribue à la qualité de vie des habitants. Mais nous sommes loin du compte, en tout cas Vélizy est loin de relever les défis écologiques de demain. Bien entendu pour lutter contre les émissions de gaz à effets de serre, il faut favoriser les transports publics et c'est loin d'être le cas pour les raisons dont j'ai parlé à Vélizy. Donc notre nouvelle politique de transports publics, en incitant les Véliziens à utiliser ces transports collectifs, bien entendu contribuera à réduire l'émission de gaz à effets de serre. Donc ça c'est un axe fort de notre politique qui va au développement durable, non seulement de Vélizy mais aussi des Yvelines, de la France et de la planète. Parce que si on veut lutter contre le réchauffement climatique, il faut le faire au niveau local, au niveau des territoires et au niveau de la nation. Nous combattrons aussi les déperditions de chaleur dans les bâtiments et ce que nous voulons faire c'est que la municipalité de Vélizy soit exemplaire en matière d'isolation thermique de ses bâtiments et nous ferons un audit énergétique de tous les bâtiments publics de la ville pour pouvoir renforcer leur isolation thermique. Et puis, nous allons lutter pour préserver les sols de Vélizy. La ville comporte de nombreux espaces verts et c'est une chance. Nous allons continuer à avoir de nombreux espaces verts mais nous ferons en sorte qu'ils soient entretenus avec des produits phyto-sanitaires qui ne dégradent pas les sols, qui ne soient pas des produits phyto-sanitaires de synthèse mais qui soient des produits écologiques. Ceci nous permettra de préserver la qualité des sols, la nappe phréatique, etc. Vélizy comporte 35 % de forêts. Et bien nous organiserons un partenariat beaucoup plus important que celui qui existe actuellement avec l'ONF (Office National des Forêts). Et puis il faut apprendre à nos citoyens à se comporter de façon écologique, à les sensibiliser à ça. Une éducation sera donnée dès l'école aux gestes éco-citoyens puis nous ferons en sorte également de renforcer le tri des déchets. Et puis enfin si on se projette sur le très long terme, il nous faut envisager un plan écologique à long terme, un agenda 21 comme on dit maintenant et nous le ferons évidemment en concertation avec les associations de défense de l'environnement.

J.L: En ce qui concerne, la préservation de l'environnement, nous allons veiller à ce que tous ça soit préserver, mais nous allons aller au delà. Nous avons un chauffage urbain qui est aujourd'hui alimenté par des chaudières à gaz, nous sommes en co-génération électrique en même temps puisque la ville de Vélizy est productrice d'électricité, nous produisions 12 méga watt par an notamment, mais tous ça marche à gaz donc nous sommes actuellement en renouvellement de la délégation de service public pour ce chauffage urbain et nous avons mis dans le cahier des charges d'avoir des énergies alternatives. Nous avons par ailleurs mis des capteurs AIR Parif, nous travaillons avec AIR Parif pour mettre des capteurs et mesurer l'évolution de la qualité de l'air. Tout ça sera à surveiller. Ça ne veut pas dire que dès lors où on pourra détecter une dégradation de la qualité de l'air que nous pourrons intervenir dessus facilement, il faut être lucide. Mais ça fait parti, quand même, des observation qu'il faut faire pour essayer de corriger. Tout à l'heure j'ai évoqué le Tramway, c'est un des éléments d'amélioration également de l'environnement. Nous allons également faire un certain nombre de pistes cyclables et je reviens à la circulation, de piste cyclable, de piste de circulation douce notamment, faire un véritable réseau qui accompagnera le Tramway. Tout le long de la ligne du Tramway, nous aurons une piste cyclable qui sera ramifié aux quartiers, disons dans les principaux quartier, de manière à dissuader à prendre des voitures, en prenant des vélos. Vous voyez, au niveau circulation, au niveau chauffage, nous avons déjà un plan très construit pour essayer de ne pas détériorer notre environnement, notre qualité d'air. En ce qui concerne le bruit, nous sommes en train actuellement de couvrir une partie de l'autoroute A 86, la partie qui est la plus près, un quartier qui est à l'ouest de la ville est qui est très proche de l'A 86 et pour lequel la couverture est entamé:c'est la DRE qui pilote ce projet. En ce qui concerne les autres quartiers, j'ai une demande qui concerne auprès de la même DRE, des deux préfectures du départements et de la région, de manière à protéger au moins au plan phonique, contre les nuisances de cette autoroute. Cette autoroute qui laisse passer chaque jour à peu près 120 000 voitures quand même.

E.K: Depuis, maintenant octobre, que nous sommes en campagne, nous faisons des propositions très concrètes qui d'ailleurs sont de plus en plus reprises par les uns et les autres. Mais ça nous empêche pas de continuer quand on voit l'écho de nos propositions auprès des vélizyens. En matière de développement durable, comme sur l'ensemble des autres thèmes, nous faisons le choix de mesures simples, concrètes et facile à mettre en oeuvre. Nous évitons de rester sur de la théorie un peu fumeuse à laquelle les vélizyens sont habitués depuis maintenant près d'un quart de siècle puisque le maire sortant est à la mairie depuis plus de 25 ans. Il n'est pas possible de mettre en place une politique en matière d'environnement si la municipalité, si la mairie n'est pas exemplaire. Première chose: nous aurons à coeur que la mairie est un rôle exemplaire en matière de développement durable. A l'autre bout de la chaîne, nous ferons le choix de mettre en place un certain nombre d'actions pour que Vélizy mérite le label « éco-ville ». C'est un label qui existe, qui impose des actions, des mesures concrètes. Et bien nous signerons la charte éco-ville de façon à avoir un cadre concret incontestable pour acter nos efforts en tant que mairie, mais aussi en tant que citoyens Véliziens en faveur du développement durable et dans l'environnement. Ce sera la première chose. Seconde chose, et bien oui, je ferais la rupture en matière d'urbanisation. Le PLU qui a été voté l'année dernière dans la précipitation et sans concertation a fait le choix d'augmenter la population Vélizienne de 20 000 à 25 000 habitants. Et bien je reviendrais là dessus. J'arrêterais de bétonner toujours plus, parce que c'est ça aussi, on ne peut pas dire qu'on fait une politique de qualité de vie environnementale et dans le même temps faire des projets qui vont à l'encontre du développement durable et de l'environnement des Véliziens, comme c'est le cas aujourd'hui. Et bien donc, je reviendrais dur ce PLU. Les mesures que j'ai évoqué tout à l'heure en matière de déplacement, vous avez pu voir qu'elles privilégiaient des mobilités douces: le co-voiturage, les transports publics et ça aussi ça va dans le sens du développement durable. Enfin, un aspect qui me tient aussi à coeur, c'est les problèmes de chauffage: On sait aujourd'hui qu'il faut réduire les consommations de chauffage et j'ai évoqué tout à l'heure que les coûts avaient explosé de 1000% à Vélizy. Et bien nous ferons un audit du contrat de chauffage à Vélizy qui en effet nous fait payer très cher, et quand on sait que c'est à la fameuse SEM, que j'évoquais tout à l'heure qui a des loyers et des charges colossales pour les Véliziens, quand on sait que c'est cette SEM, que la ville a chargé de vérifier le contrat de chauffage des Véliziens, on comprend pourquoi ça a explosé à ce point. Et bien, nous ferons un audit de cela et nous mettrons en place tout un plan s'appuyant sur tout un tas de subventions existantes, pour justement faire un programme d'isolation thermique qui permettront de baisser les consommations de chauffage et c'est comme ça que nous contribuerons au développement durable.


YR: On va maintenant parler des finances et conclure sur ce dernier thème. Quelles orientations allez-vous donner à votre budget?

J.L: Notre ville a la chance d'avoir un budget de 63 millions d'euros. Les entreprises apportent les 2/3 des recettes fiscales de la ville: 19 millions d'euros en 2007 avec une taxe professionnelle qui est parmi les plus basses de France, donc ce qui est en même temps un appel pour les entreprises. Alors ce qui nous permet d'avoir un budget qui correspond sensiblement au budget d'une commune de 40 000 habitants et donc des taux d'impositions très faibles pour les entreprises mais également pour les habitants. Les taxe d'habitation et taxe foncière sont 35 % en dessous de la moyenne France grâce aux entreprises et ce qui nous permet donc de financer nos investissements. Nous sommes la première ville des Yvelines en terme d'équipements sportifs et tout ça c'est grâce à l'économie. Je dirai que par ailleurs, et j'y reviens encore en insistant là-dessus, que la première richesse qui nous ait apporté par les entreprises, ce n'est sans doute même pas encore ce financement mais plutôt le travail. Parce qu'à Vélizy-Villacoublay nous avons un taux de chômage qui est très faible, nous avons aujourd'hui presque le plein emploi avec un taux de chômage qui est de 4,9 %. Et la première qualité je crois qu'on peut attendre d'une ville, c'est qu'elle nous amène du travail et c'est en même temps un élément de stabilité dans la ville et de sérénité. Vous savez il n'y a pas de délinquance à Vélizy, on n'a jamais vu une voiture brûler. Alors ces investissements nous allons les faire toujours en les finançant. Nous avons un taux d'endettement qui est très faible, nous avons 20 millions de dettes actuellement en capital, des impôts très faibles grâce à nos entreprises. On peut continuer à développer la ville facilement et se permettre des équipements et des services qui sont aussi exceptionnels. Nous accueillons les enfants des écoles à partir de 7h30 le matin ,s'ils le souhaitent, jusqu'à 18 h le soir si les parents le souhaitent bien évidemment. Et nous leur proposons des activités, qui ne sont pas des activités d'apprentissage, mais des activités ludiques et de loisirs qui leur permettent de rentrer ensuite dans la vie associative. Et donc les 3 000 jeunes de Vélizy-Villacoublay peuvent bénéficier de ses activités et ensuite rentrer dans une vie associative qui est vraiment riche puisque dans une ville de 20 000 habitants nous avons 10 000 adhérents dans les différentes associations sportives et culturelles. Nous soutenons largement toute cette vie associative, des équipements de qualité, du travail, donc tout ce qu'il faut pour avoir une ville paisible ou avec une bonne mixité sociale par ailleurs. Une ville où on s'entend bien.

E.K: Le train de vie de la ville de Vélizy a explosé de façon considérable. Quand on regarde les dépenses de la ville, notamment en terme de fonctionnement, on s'aperçoit qu'il y a eu une augmentation depuis 2001 qui se traduit par deux choses: une augmentation considérable des achats externes, en fait tout ce qui la ville paye en terme de marché public, et dans le même temps une réduction des moyens de budget du personnel qui en fait correspondent aux services que les Vélizyens peuvent constater lorsqu'ils vont à la mairie, lorsqu'ils sont confrontés aux agents de la mairie. Ça, ça traduit une première chose qui est constaté dans la SCEM que gère aussi la commune : c'est qu'il y a une opacité totale dans la passation des marchés publics. Il n'y a qu'à voir tous les contrats qui ont été passés depuis quelques années déjà, en matière de travaux publics, ils sont traités par les mêmes. Et bien quand vous avez toujours les mêmes qui prennent les marchés, on s'étonne que les prix explosent. La première chose à faire c'est de réduire le train de vie de la mairie et de modifier la part consacrée aux achats externes pour favoriser plutôt la part des moyens en personnel de la mairie, notamment dans le domaine de la sécurité. Ce que je peux dire, c'est que compte tenu des produits que Vélizy a en matière de fiscalité et quand on regarde la part qui est consacrée à la fois à l'investissement mais aussi au fonctionnement, on s'aperçoit que par rapport à la moyenne des villes de la même strate, Vélizy est à la traîne. Enfin ce que je tiens à dire, c'est qu'aujourd'hui il faut savoir qu'en matière d'endettement, chaque foyer vélizyen a grosso modo 1000 € . Ça, c'est la dette de la ville. Depuis quatre mois ce chiffre a été multiplié par trois. La mairie sortante a pris des engagements considérables. Le conseil d'administration de la SEMIV qui est donc la SEM qui gère les logements de Vélizy, conseil d'administration au sein duquel siège mes compétiteurs, à la fois le maire sortant, mais aussi le conseil municipal qui est sur la liste du PS, ils siègent les uns et les autres: il ont acté à l'unanimité une caution pour un emprunt que ferait cette SEMIV de 17 millions d'euro. Vous avez 8 500 foyers à Vélizy, ça fait 2000 euros de plus par famille, il faut savoir que cette SEM est dans une situation financière difficile, pour vous donner une idée: elle fait 13 millions d'euro de chiffre d'affaire et elle a 23 millions d'euro de dépense, qui sont compensé comment ? Notamment par des récupération de charges, par des travaux à la con, non justifié dans le cadre de contrat passé avec toujours les mêmes copains, souvent sans appels d'offre et c'est comme ça qu'ils arrivent à faire l'équilibre de leur budget. Et bien ça peut pas durer 100 ans et donc oui à très court terme cette SEM ne pourra pas payer les 17 millions d'euro de crédit. Qui est-ce qui devra les payer ? C'est bien les Véliziens dans leurs impôts. Deuxième élément, Joël Loison, le maire sortant, a fait voter par son conseil municipal, à l'unanimité, une caution de la ville pour un emprunt que ferait l'opérateur qui construirait le stade Richet pour l'équivalent de 9 millions d'euro. Faut savoir que cet opérateur est une société qui aujourd'hui est dans une situation financière catastrophique et bien comme ils ne pourront pas payer ce crédit, qui est-ce qui devra le payer, les 9 millions d'euros de crédit ? C'est par foyer Vélizien: 1000 euros. Ça dire que dans les faits au dernier trimestre, la municipalité sortante a mis Vélizy et les véliziens dans une situation complètement folle

D.Z: Tout d'abord Vélizy est gouverné par la même famille politique depuis plus de 50 ans: donc la première chose qu'il nous faudra faire en arrivant aux manettes de la villes et ça sera de faire un audit général des comptes, pour savoir où nous en sommes et savoir comment l'argent public est dépensé à Vélizy. Évidemment il nous faudra dans ce budget dégager des ressources pour financer nos priorités, pour financer les transports publics comme je vous le disais tout à l'heure. Comment nous allons le faire ? Et bien d'abord on regardera ce que l'audit des comptes nous dit, on sera peut-être amené à revoir certains contrats à les renégocier à revoir certain budgets et puis nous oeuvrerons très rapidement pour diminuer le poids de l'amende SRU, je vous ai dit que Vélizy est lourdement pénalisé parce qu'elle est loin du compte de 20% de logements à caractère social et nous payons comme punition, si je puis dire, 600 000 euro d'amende par ans. Ce que nous allons faire, c'est conventionner une partie du parc immobilier de la SEMIV et en faisant cela nous allons automatiquement réduire l'amende de la loi SRU et dégager des issues financières. Et puis nous allons faire en sorte que Vélizy entre en intercommunalité: c'est tout de même étrange que cette ville riche vive dans un superbe isolement sans s'occuper de ce que font les communes voisines et sans interagir avec elles. Donc Vélizy entrera en intercommunalité et l'avantage c'est qu'on gagne en efficacité de moyen et d'une certaine matière en mutualisant certaines ressources et en regroupant certains moyen on fait des économies. Alors ça nous permettra de dégager des ressources de fonctionnement, il faudra aussi financer certains investissements que nous voulons faire sur le long terme, pour cela si c'est nécessaire, nous recourrons à l'emprunt car Vélizy a encore une capacité d'endettement, nous devons emprunter pour financer des investissements d'avenir. Les impôts, nous n'avons pas l'intention de les augmenter, en tout cas pas de les augmenter plus que la municipalité actuelle, c'est à dire de façon extrêmement modérée pour ne pas perde de pouvoir d'achat, mais notre politique sera telle que nous n'obérons pas les recettes fiscales qui conserveront leurs mêmes structures qu'aujourd'hui.
Invité(e)(s) au studio : JOËL LOISON (UMP), DANIEL ZYTNICKI (PS), EDMOND KAMENI (MODEM).
Rédigé le 22-01-2008 à 17h 45min 49sec par S.P. (Yvelines Radio). (Lu 873 fois)
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