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MUNICIPALES 2008 SPÉCIALE SAINT-CYR-L'ECOLE

Invités: Bernard Debain (UMP), Daniel Farnier (MoDem), Marc Sadoun (PS) - S.P. (Yvelines Radio).


Yvelines Radio (YR) : Municipales 2008. Chaque semaine, vous aurez le plaisir de passer une heure en compagnie des candidats yvelinois. Cette semaine, on commence avec St-Cyr l'Ecole.
Nous recevons le maire sortant, monsieur Debain et les deux autres candidat,monsieur Farnier et monsieur Sadoun. L'émission sera divisée en quatre thèmes : le logement,la circulation-le stationnement, l'écologie-l'environnement-le développement durable et pour finir les finances et le budget. On va commencer tout de suite avec le logement.
Monsieur Debain,bonjour, vous êtes le maire UMP de St-Cyr l'Ecole. La ville de St Cyr l'Ecole a signé en partenariat avec le Conseil Général, le contrat de développement de l'offre résidentielle. Cela comprend de tripler pour une période de 3à 6 ans la production annuelle de logement constatée entre 2000 et 2004. Il y a aussi le SDRIF (le schéma directeur Île de France). Est ce que vous pouvez nous donner quelques précisions sur ces accords?

Bernard Debain (BD) :Bonjour et merci de m'accueillir. Sur la ville de St-Cyr, il y a donc le contrat qui a été prévu d'un peu plus de 500 logements qui sont inscrit aux SEDOR. Ce sont des logements principalement qui vont être réalisés ou qui ont déjà été réalisés sur l'ancienne nationale 10, la rue Pierre Curie. Et puis quelques uns qui vont être réalisés dans une rue qui est parallèle à la nouvelle ZAC de l'abbaye. Le PLU qui a été voté par la ville de St-Cyr a repris principalement ce qui avait été voté en 1992 aux Plans d'occupation des sols, puisque par exemple sur la rue Pierre Curie qui était classé en zone U1, c'est à dire en collectif dense et commerce. Il a été repris intégralement. Pareil à propos d'un logement qui va être sur la rue Emile Zola, c'est à dire au dessus du pont du chemin de fer qui était en zone UC, c'est à dire en collectif, il était déjà classé en 1992 en collectif. Nous n'avons fait que reprendre, dans le PLU, le classement précédent. Il se trouve qu'il y a eut une montée du prix du foncier en Île de France et que la ville de St-Cyr qui était sous-évaluée et devenue attractive. Ce qui a incité certains promoteurs à venir investir sur la ville. Ça permet d'avoir sur une ville qui avait un aspect de ville des années 50, une entrée de ville et des bâtiments un peu plus harmonieux. Ça répond surtout à la baisse de la population parce que St-Cyr il y a 25 ans avait près de 19 000 habitants et est tombé a 15 500 habitants. Une grosse baisse de population parce que les gens ne trouvaient pas à se loger sur la ville de St-Cyr. C'était donc nécessaire de pouvoir entreprendre un effort de construction. Une grande partie des nouveaux habitants qui se sont installés viennent de ce qu'on peut appeler la dé cohabitation. Il y a des nouveaux habitants certes qui viennent des environs ou immédiats de Versailles mais beaucoup viennent de la dé cohabitation. Il n' y avait pas à St-Cyr de possibilités de se loger dans des logements en dehors des logements de type HLM. Puisque la ville, quand la municipalité a été élue en 2001, était à 49 % de logements sociaux. On est tombé aujourd'hui à peu près à 44% donc largement au dessus de ce que la loi demande, puisqu'elle demande 20%. Mais nous n'avions pas de possibilités de se loger dans des logements pour les gens qui n'ont pas le droit aux logements sociaux. Et c'est ces gens là qui étaient principalement amenés à quitter la ville. Le SDRIF, le schéma directeur de la région Île de France, pour les années 2007-2013 , impose une densification et principalement autour de la gare et sur cette avenue Pierre Curie qui est la grande traversante de la ville. Cette densification a été limitée parce que l'avantage du PLU qui a été voté par rapport aux POS, le plan d'occupation des sols, ne donnait pas de limitation en hauteur parce qu'à l'heure actuelle le maximum est de 12 mètres donc ce sont de petits immeubles. Il n' y a pas de tours, comme on a vu des projets qui étaient sortis pendant la campagne de 2001. Il y avait même des projets de tour. Des immeubles de ce que j'appelle tours 8 étages-9étages. Non seulement il y a une limitation de la hauteur, une augmentation des espaces verts et en plus une obligation de places de parking puisqu'il faut une place de parking par 50 m2. Par exemple, un appartement de 60 m2, c'est deux places de parking obligatoire pour le constructeur.

YR : Monsieur Farnier,bonjour, vous êtes candidat Modem à la mairie de St-Cyr l'Ecole.

Daniel Farnier (DF) : Je vais corriger tout de suite. Si effectivement, je suis personnellement, MODEM, la liste est composée de gens de toutes sensibilités: des gens qui n'ont pas d'étiquette, des gens qui sont indépendants et qui réfléchissent en fonction de leurs villes et rien d'autre. J'ai des gens qui sont à l'UMP et qui n'abandonnent pas leurs étiquettes et leurs convictions. J'ai aussi des sympathisants de gauche. C'est une liste de rassemblement qui est effectivement menée par quelqu'un qui est au MODEM, qui a eu un parcours mais qui est un parcours de rassemblement depuis pas mal d'années. Je pense qu'il faut partir d'une bonne compréhension de la situation de St-Cyr. St-Cyr est aux limites de la ville nouvelle et la ville nouvelle n'a plus beaucoup de réserves foncières,. Donc on est soumis et toute équipe municipale va être soumise, à cette pression foncière pour reconstruire. Est- ce qu'on doit la subir partout sans réagir? Il y a plusieurs niveaux. Il y a un premier niveau qui est les ZAC. Nous avons notamment la base aérienne. Elle se libère. La ZAC, c'est un moyen pour la commune d'essayer de maîtriser ce développement. Mais si on ne le faisait pas, l'Etat vendrait ses terrains et construirait certainement avec le maximum de densité. Donc il faut être réaliste. Il y aura bien des constructions, ce que l'on souhaite c'est que ces constructions soient d'une densité inférieure à ce que l'on a dans la ZAC qui vient d'être terminée. On a eu comme même 10% de population sur une seule ZAC. Il faut maîtriser ces développements mais ils se feront. Il y a par contre quelque chose sur lequel on n'est pas d'accord sur la façon dont cela s'est passé: c'est que le plan local d'urbanisme a redéfini toute une zone dite centrale mais qui part de la limite de Versailles et qui va jusqu'à la limite de Fontenay qui est une zone de pavillon, une zone de petites maisons de ville et dans laquelle on a laissé les promoteurs s'engouffrer pour construire des immeubles. Donc là, il faut le reprendre au plus vite parce que les promoteurs n'attendent pas. Je pense qu'il faut garder ce qu'est St-Cyr. Les gens sont venus à St-Cyr pour vivre sur une certaine qualité de vie, il n'est pas question de les laisser maîtriser. Sur le logement, je pense qu'il y a une chose à dire: à St-Cyr et depuis de nombreuses années, il y a vraiment un manque. Ce sont les petites surfaces pour des jeunes et des couples sans enfants. On n'a pas de petite surface. On a eu les constructions fin des années 60, début des années 70 surtout pour des familles nombreuses. Là il faut profiter des opportunités. Il faut que la commune soit volontariste pour essayer d'offrir ce qui manque vraiment aujourd'hui. Alors sur la hauteur, il faut savoir que St-Cyr est protégé. Je pense qu'on a évité un certain nombre de difficultés que d'autres villes ont connu dans le passé, protégés par le château de Versailles qui fait qu'on ne peut pas construire à R+3,R+4 suivant les positions. Nous, on n'aura pas d'immeubles de grande hauteur. Nous, on a un problème de densification. C'est exact que, dans une optique que je défends de développement durable, il faut réorganiser les villes. Nous, on vient déjà d'augmenter de 10% en un seul coup. On va recommencer avec un nouveau projet. Quand je demande qu'un certain nombre de zones soit relativement protégé, je demande un équilibre. Sur les logements sociaux, nous avons à peu près 40 % de logements sociaux suivant les définitions ça évolue. Mais la grande difficulté c'est qu'on est une ville pauvre qui n'a pratiquement pas de taxe professionnelle. On se retrouve donc avec des gens qui sont là parce qu'ils ont un certain nombre de difficultés et nous n'avons pas les moyens de les assumer. Le projet c'est de maintenir les logements sociaux tels qu'ils sont. C'est de créer des logements intermédiaires, ce qui permettrait à un certain nombre de familles de quitter les logements sociaux pour retrouver des logements où ils deviendraient propriétaires, ce qui en libérerait d'autres. Je pense que c'est cette mécanique que nous voulons mettre en place.

YR : Monsieur Sadoun, bonjour.

Marc Sadoun (MS) : bonjour.

YR : Vous-êtes candidat PS à la mairie de St-Cyr l'Ecole.

MS : Je suis à la tête d'une liste de large rassemblement. Écoutez, un mot sur le SEDOR, mais on reviendra sur la question du logement de manière plus large. Sur le SEDOR, je crois que d'une manière générale quand il existe des dispositifs avec le Conseil Général, avec le Conseil Régional, avec l'Etat, les collectivités quelles qu'elles soient, on peut, à l'origine, pour des questions de sensibilités, de raisonnements, imaginer qu'on n'aurait pas tout à fait fait comme ceci. On en aurait imaginer d'autres. On en aurait construit des troisièmes, ça pourquoi pas. Il se trouve que quand le dispositif existe, je ne vois pas très bien ce qui peut expliquer qu'on rechigne à utiliser ces dispositifs. Quand je vois par exemple que, sur la ville, on refuse ou qu'en tout les cas on n'a pas sollicité telle ou parce que la sensibilité politique à l'oeuvre n'était pas forcement la nôtre, je trouve cela ridicule. Sur le logement de manière générale, j'écoute et je dialogue beaucoup avec les St-Cyriens depuis des mois. En réalité, lorsqu'on entend bien ce qui nous est dit, on note que le mécontentement est tout à fait général. Les nouveaux habitants des nouveaux quartiers découvrent aujourd'hui, avec quelques échos dans la presse, et je pense que chacun en est informé. Les nouveaux habitants découvrent des taxes d'habitations qui sont extrêmement lourdes qu'on avait d'ailleurs pris bien soin de leur cacher. Je crois qu'en mairie on leur a expliqué qu'on n'y pouvait rien alors qu'en réalité chacun sait que la commission qui fixe les taux avec les services fiscaux est notamment composée d'élus municipaux: aux premiers rangs desquels le maire ou son représentant. Donc dire qu'on n'y peut rien est assez renversant. Pour ce qui est des jeunes couples ou des célibataires qui débutent dans la vie, on voit bien qu'ils ne trouvent pas sur St-Cyr d'offres qui répondent ni à leurs besoins, ni à leurs moyens. C'est soit trop cher, soit trop petit, soit trop grand, en tout les cas ce n'est pas adapté. Enfin, pour ce qui est des familles qui disposent d'un logement dans le parc locatif de la ville, on constate qu'elles sont souvent amenées à y rester y compris moyennant le paiement de sur-loyer. Ce qui est certain, c'est qu'il n'y a pas de solutions de logements intermédiaires qui pourrait leur permettre de quitter ces logements sociaux qu'elles sont venues occuper à un moment de leur vie où leur situation n'était peut être pas si favorable que cela. En réalité, on constate aujourd'hui qu'il y a une forme de bouchon locatif qui,finalement, interdit tout parcours résidentiel. Ça, c'est tout à fait pénalisant évidemment. Pour répondre à ce constat, on sait d'ailleurs qu'une équipe municipale dispose d'un outil qui est le PLU, plan local d'urbanisme. Aujourd'hui on constate quoi? On voit que le PLU, qui est en vigueur et dont chacun promet à l'envie une modification, c'est pourtant bien celui qui a été adopté le 19 janvier 2004, donc dans le présent mandat et contre lequel, à l'époque, seul les élus de gauche s'étaient prononcés. Pour ce qui nous concerne, nous réviserons donc immédiatement, dans la concertation bien sûr, le PLU, pour revenir à une vision beaucoup plus réaliste de l'accroissement de la population de notre ville, afin de proposer une offre adaptée tant aux besoins qu'aux moyens de chacun tout au long de la vie. En fait, une municipalité n'a absolument pas vocation, comment dirais-je, à être un acteur de la spéculation immobilière. Et sur ce point particulier, je n'irai pas, dans l'immédiat, rappeler les douleurs de cette ténébreuse affaire: les terrains de la gendarmerie. Enfin, je pense qu'on aura l'occasion d'y revenir sans doute dans un autre temps. Je pense qu'il faut également noter que la municipalité en place n'a pas non plus était capable durant toute la mandature de faire progresser ni les équipements, ni les services publics en même temps que la population. Ça c'est aussi un vrai sujet. Maîtriser l'urbanisme c'est comme même quelque chose qui est indispensable si on veut que les gens profitent de leurs villes, s'y installent confortablement, puissent y rester durablement et y vivent tout à fait correctement.


YR: Toujours sur Yvelines radio dans l'émission «Municipale 2008», on va maintenant passer à un autre thème, en effet Saint-Cyr l'école est souvent saturée par la circulation routière. Il y a également des problèmes de stationnement à la gare. Que préconisez-vous pour remédier à ce problème ?


D.F : Alors moi je vais être clair sur la vision que j'ai de la circulation à Saint-Cyr: c'est comme une inondation, parce que la plupart des voitures qui passent par Saint-Cyr ne viennent pas de Saint-Cyr, de l'intérieur, mais des villes voisines. Nous avons une situation géographique qui veut ça, qui nous donne un certain nombre d'avantages. Nous sommes près d'axes de routes importants, A 86, RN 10 et autres. Nous avons aussi la gare qui mène aussi bien à la Défense qu'à Paris Montparnasse, Austerlitz et ça ce sont des pôles d'organisation, mais ce point de passage nous a coûté très cher durant la Seconde Guerre Mondiale puisque nous avons été détruit à plus de 90% parce que nous étions un noeud routier et ferroviaire. Donc c'est vraiment dans les tripes de Saint-Cyr cette réalité et on le vit tous les jours. Sur les débats, il y a un certain nombre de choses qui sont proposées. Il y a des déviations. Je suis extrêmement prudent sur ces déviations, parce que j'ai vécu depuis 20 ans à Saint-Cyr et à chaque fois qu'on a voulu mettre en place ce genre de solution, les solutions nouvelles ont été embouteillées très rapidement. On a retrouvé, là où on voulait délester, les mêmes difficultés. Alors ça n'a pas toujours été des échecs. Je pense au quartier de l'Epidor traversé par des camions à toute vitesse. Ça a été cassé quand une déviation a été mise en place. Ça peut être une solution mais je suis très prudent car je me dis que c'est l'image de l'inondation: on va ouvrir un petit circuit; il va tout de suite être pris et, en définitive, on va encore encourager les gens à prendre leurs voitures. Donc ça, je suis très prudent. Il y a une proposition de Bernard Debain qui me congélifie sur place qui est de vouloir faire une entrée d'autoroute à la limite d'une zone d'habitat relativement dense. C'est une bonne idée, c'est une tellement bonne idée qu'il va y avoir des milliers de gens qui vont la trouver bonne et qui vont venir nous saturer tout de suite. Donc ça, j'espère que ça va vite disparaître. Je faisais référence au fait qu'il a proposé d'utiliser une voie qui est aujourd'hui une voie technique pour en faire une entrée sur l'autoroute A 12 et, ça, vous êtes à la limite d'une zone totalement habitée. On va rendre la vie vraiment impossible aux gens. Non, sur les rocades, il faut être très prudent. On est dans un schéma très mal fait de circulation et qui fait qu'on passe par Saint-Cyr, donc je pense qu'il faut avoir un recul, je dirais plus régional, plutôt que de faire des voies de déviations. On les appelle rocade ou comme on veut, proche ou pas très loin de saint Cyr. Tout ce qu'on va faire, c'est qu'on va augmenter les voitures et inciter encore à des créations de zones habitées. En plus, on est à la limite du château de Versailles, donc je dis attention dans la qualité de vie des Saint-Cyriens. Le fait d'être à coté du Château et de la plaine de Versailles est quand même quelque chose à laquelle ils tiennent. La réalité est très claire, c'est que l'on vit l'envahissement du centre ville et même du quartier de l'Epidor par les voitures des gens qui viennent à Saint-Cyr pour aller à la gare. Là où je dis attention, c'est que vous multipliez par deux, par trois, par quatre, le nombre de places de parking et vous allez les remplir avec des voitures qui vont encore traverser la ville. Donc c'est pour ça que là, je pense, qu'il faut mettre un schéma au niveau des transports en commun et sur la gare, je pense qu'il faudrait profiter de la création de l'intercommunalité de Versailles grand parc pour créer un certain nombre de choses, par exemple une ligne de bus qui fasse le lien entre les gares de Fontenay Saint-Cyr qui permettrait de prendre les gens au fur et à mesure. Aujourd'hui, il y a des gens qui partent en voiture et qui ne demandent qu'à pouvoir utiliser une ligne de bus. Encore faut-il pouvoir qu'elle passe devant chez eux. Nous avons nombreux Fontenaysiens et Fontenaysiennes qui viennent à la gare de Saint-Cyr garer leurs voitures. Il vaut mieux qu'ils aient un bus. Et on est dans la même intercommunalité, dans le même canton. Je pense que ce sont des décisions. Alors sur le stationnement il y a un historique: là encore il faut partir de la réalité saint-cyrienne qui a des rues bien étroites le plus souvent. On a le choix entre des départementales qui sont saturées et des petites rues. C'est pas beaucoup de chance de ce côté là, il faut bien le dire. Il faut principalement profiter des nouvelles constructions pour créer des places de stationnement qui soient imposées aux promoteurs. Et je pense avec l'expérience de la ZAC qui a été construite qu'il nous faut des places, des endroits, où les voitures peuvent venir se garer. Et je pense que dans la ZAC de la base aérienne, il faudra le penser. Aujourd'hui la ZAC qui a été construite, les gens se garent un peu où ils peuvent et elle est à peine construite que, ça y est, c'est invivable.

M.S: Je crois qu'il faut d'abord analyser la situation parce que cette question du stationnement est, en réalité, une question globale: circulation, stationnement,transport. La situation, qu'elle est-elle? Saint Cyr est un noeud routier avec l'A86 et l'A12 et les routes départementales 7,10 et 11. C'est peu dire, de ce point de vue là d'ailleurs, que les flux extérieurs impactent considérablement notre ville en matière de circulation comme en matière de stationnement. De plus la configuration historique de la ville, ça c'est une donnée cadastrale, je pense notamment à l'école et au terrain militaire, ce sont des éléments qui ne simplifient pas les choses objectivement. Si vous ajoutez à ça les 2000 ou 2500 logements que la municipalité nous promet, sans avoir à la clé le nombre de places de parking qui seraient absolument indispensables pour les seuls habitants de ces logements en question, alors dans ce cas là on voit bien qu'avec ces logements ce sont, a minima, 3000 véhicules qui en découleraient. Et alors là on se rend compte tout de suite de la catastrophe qui nous attend. De plus ce n'est surement pas en pointant du doigt nos voisins de Versailles, de Fontenay le Fleury, qu'on sortira des problèmes qui sont les nôtres. Évidemment, dire c'est de la faute des uns, c'est de la faute des autres, c'est effectivement quelque chose qui n'a pas de sens. Il est donc urgent à mon sens de nouer un dialogue tout à fait constructif avec tous. Et le premier exemple pour régler ces problèmes de circulation et de stationnement, ou en tout les cas pour les faire évoluer, c'est celui de la fameuse déviation Saint Cyr- Fontenay- Bois d'Arcy. Et quand vous avez à l'esprit qu'on s'apprête à engager la ville dans une vaste opération d'aménagement de la base aérienne, il est évidemment impératif de prendre ses questions de voies d'accès, de stationnement, et de circulation à bras le corps sinon je vous dis pas la congestion face à laquelle on va se trouver. Je le disais à l'instant, le développement, y compris économique de la ville, va s'en trouver immensément pénalisé. Et ça évidemment c'est insupportable. Dans le même esprit, quand je pense à la congestion routière qui est vécue par les habitants du quartier d' Epidor, je me dis que là aussi au lieu de marmonner, on serait bien mieux inspirer de s'investir pleinement dans le dossier. Qu'est-ce que ça veut dire? Ça veut dire que Saint-Cyr étant pleinement dans le périmètre de l'OIN, je pense qu'on aurait tout à gagner à être positif et constructif, d'une certaine façon offensif, et travailler justement à faire intégrer ces problématiques de circulation et stationnement dans les projets d'infrastructures dans ce vaste projet d' Etat. Et là aussi bien sûr la question des transports en commun rentrent en ligne de compte. Vous savez, pour ma part, je suis collaborateur du Président de la région Ile de France, je suis particulièrement sensible à cette question des transports . D'ailleurs à ce propos je me réjouis de l'accord entre la région et le département des Yvelines qui va pallier les carences de l' Etat et débloquer la situation de la grande ceinture Ouest. Et ça je pense que c'est un grand pas en avant. Là aussi j'ai entendu beaucoup de bêtises depuis des mois et des années... Ce dossier avance, il est sur les rails et je crois aussi qu'effectivement lorsqu'on développe les transports en commun, on améliore les questions de circulation et de stationnement, ça va sans dire.

B.D: Il se trouve que dans le cadre du grand parc, j'ai eu le poste du responsable de la circulation et du déplacement donc je me suis beaucoup investi là-dessus. La circulation de Saint-Cyr est une circulation un peu particulière: d'abord parce que c'est une des rares villes à avoir 5 départementales, ce qui est énorme, qu'elle est située en limite du Parc de Versailles qui n'est pas traversable par des voitures donc on a une énorme circulation nord-sud principalement de gens qui veulent accéder à la ville de Saint Quentin en Yvelines. Or soit c'est la traversée de Versailles, soit c'est la traversée de Saint-Cyr, soit c'est l'autoroute A12. La circulation pour les gens qui sont arrivés dernièrement elle est très importante et pourtant elle a baissé. On a baissé de 22%, ce qui est énorme puisqu'on était à 78 000 véhicules en 2002 contre 61 000 en 2006. Et pourtant la circulation est encore trop importante parce que la ville n'a que deux possibilités de passer la voie de chemin de fer et également parce qu'il y a beaucoup de véhicules qui ne font que traverser Saint-Cyr. Et tout l'effort sur lequel j'essaie de porter mon action, c'est de faire accepter par le Conseil Général et la région de désengorger Saint-Cyr. Alors il y a plusieurs solutions: moi je demande une rocade, je sais que certains sont contre. L'étude qui a été faite par une société d' État montre que s'il y avait une rocade nord, il y aurait 11 000 véhicules qui l'emprunteraient dont 8 500 ne feraient qu'emprunter cette rocade sans rentrer dans Saint-Cyr. C'est énorme. La deuxième chose c'est qu'il faut impérativement la réalisation de la tangentielle dont on parle depuis plus de 20 ans, la réouverture de la voie de chemin de fer de grande ceinture, qui devait être inscrite au contrat de plan 2000-2007 et elle ne l'a pas été. A ce contrat de plan, la région et le STIF (Syndicat des Transports d' Ile de France) n'ont mis que des crédits à l'étude, ce qui veut dire que ce n'est pas considéré à l'heure actuelle comme une priorité. Et pourtant, si on donnait aux gens la possibilité de pouvoir se rendre sur le bassin de Versailles et sur le bassin de St Quentin, par des transports en commun, on diminuerait énormément la circulation de gens qui arrivent par le nord dans Saint Cyr. La troisième chose, nous arrivons réussi pour la première fois - ça ne se faisait pas jusque là - à réunir les trois transporteurs de Saint Cyr. Cela fait déjà trois fois, la dernière fois c'était à la mairie de Saint Cyr: il y avait le transporteur des autobus de Saint Cyr et les deux sociétés de transports qui sont sur Bois d'Arcy et Fontenay le Fleury.
Très rapidement, puisque c'est début janvier, les gens vont déjà avoir un plan commun des transports. On va faire découvrir aux gens des moyens de transports qu'ils ignoraient. La SNCF va doubler certaines fréquences de train, de manière à ce qu'il y ait plus de trains, en particulier de trains venant de Rambouillet qui ne s'arrêtaient pas à Saint Cyr puisqu'ils allaient directement à Versailles. Ces trains vont s'arrêter à la gare de Saint Cyr, ce qui va permettre, non seulement aux Saint Cyriens mais aussi à ceux qui viennent de Fontenay, d'avoir plus de possibilités de transports parce qu'il y a beaucoup de Fontenaisiens qui viennent en voiture particulière pour venir à Saint Cyr parce qu'il y a peu de trains à la gare de Fontenay. Et puis pour la première fois, dans le département - ça va se faire bientôt – il y a eut une modélisation de toute la circulation qui a été faite sur Internet de manière à régler tous les feux de la ville pour améliorer la circulation.

YR: L'écologie et le développement durable préoccupent de plus en plus les citoyens, avez vous des priorités dans ce domaine?

Marc Sadoun: D'une manière générale, vous le savez comme moi, le développement durable pour la France en tout cas, c'est la déclinaison du protocole de Kyoto. Dans nos collectivités, c'est notamment le souci de diminuer l'empreinte écologique. En fait, une première traduction à l'échelle du citoyen, c'est de lui offrir les moyens et la chance de vivre dans un habitat bien isolé, un habitat écologique. C'est à la fois un objectif social et un objectif écologique. Il faut imposer la haute qualité environnementale, les normes HQUE, à toute opération de réhabilitation du parc locatif immobilier. Avec ces normes environnementales, vous faites coup double: premier point, c'est bon pour la planète et puis c'est bon pour la famille! Parce qu'on comprend très vite, quand on est dans ces logements là et quand on est face à ces difficultés, que pour les familles, à l'arrivée, écologie rime avec économie: parce qu'effectivement, les charges diminuent considérablement à moyen terme. C'est une vraie question avec des intérêts à entrées multiples.
D'une manière générale, pour ce qui nous concerne, nous nous engagerons à mettre en place un fonctionnement exemplaire des services municipaux avec la réalisation des diagnostics de la consommation d'énergie dans les bâtiments municipaux et des bâtiments publics et l'élaboration des programmes de travaux: isolation, reconsidération des modes de chauffage, éclairage public, panneaux photos voltaïques. En tous les cas, toutes sortes de déclinaisons en termes d'interventions sur les infrastructures qui vont justement permettre à la ville et à ses habitants de progresser sur cette affaire. La première étape à mettre en oeuvre est de faire un diagnostic énergétique et un bilan carbone de la ville. Et à moyen terme, l'objectif est d'obtenir un taux de 30 % de réduction d'émission des gaz à effets de serre d'ici la fin du mandat et de parvenir à un taux d'environ 30% d'énergies renouvelables dans le bouquet énergétique consommé par les propres services municipaux. Quand on est une structure publique, si on ne respecte pas ces choses là et qu'on n'est pas exemplaire, je vois pas comment, ensuite, on peut donner la leçon aux citoyens. Ce n'est ni raisonnable, ni sérieux. Et dans cette esprit toute nouvelle construction publique - et plus généralement toute procédure nouvelle d'appel d'offre – sera initiée par la municipalité. Elle intégrera ces closes. La principale illustration de cette politique serait de faire, en fait, de l'aménagement de ce fameux quartier la ZAC Renard - l'aménagement des terrains de l'ancienne base aérienne - un éco quartier. En résumé, j'ai envie de vous dire qu'il faut à la fois améliorer l'existant et encadrer les nouvelles opérations: ce qui constituera bien évidemment les deux piliers du développement durable de la commune. On l'a dit toute à l'heure, la question des déplacements est aussi un élément de ce dossier. On a parlé des transports en communs. Mais il y a aussi un travail à faire sur la circulation douce: pistes cyclables, voies piétonnières mais également les pédibus. Ce qui est aussi un élément à la fois d'organisation de transports: les parents, les grands parents, les anciens qui emmènent les enfants à l'école. Et puis je crois que, là aussi, cela a un double intérêt: on travaille pour la planète et on favorise le lien social. Je pense que le développement durable d'une société c'est aussi sa manière de vivre ensemble.
Nous donnerons également un souffle tout à fait nouveau à la démocratie locale, qui dans cette ville en a bien besoin.

Bernard Debain: Quand on parle d'écologie, la première de chose c'est déjà d'agir sur ce qui n'existe pas et sur ce qui va être fait. Et principalement la démarche de la municipalité actuelle et surtout l'incitation que j'ai essayé de mettre en oeuvre à propos de la future caserne renard, c'était d'obtenir un développement de la ville par un quartier nature. Lors de la construction de la ZAC de l'Abbaye, il y a eut une diminution de la densification par rapport au projet que nous avions trouvé lorsque nous sommes arrivés, puisque nous avions une construction de logement qui donnait en moyenne 76 m2 d'espaces verts par logement. Nous avons diminué le nombre de logements de près de 270/280 logements. On est arrivés à 100m2. Dans le nouveau quartier qui sera construit, on va arriver à plus de 150 m2 d'espaces verts (et avec des espaces verts, qui seront, je dirais, un petit peu sauvages.). Au sein du parc de l'abbaye, il y a un jardin qui fait plus de 7000 m2. Dans la nouvelle ZAC renard qui sera construite, ce sera véritablement, comme je le disais, la ville nature, avec une nature peu domestiquée et une gestion de l'eau puisqu'on est dans une zone où il y a énormément de cours d'eau, de petits rus. Tous ces cours d'eau donneront lieu à des cheminements qui seront faits de telle manière qu'on n'aura pas l'impression qu'il y a eut la main de l'homme. Pour favoriser, ça va paraître absurde, la faune et la flore, 1500 arbres seront plantés dans ce quartier, de manière à avoir qqch véritablement qui soit vert et qui soit ouvert sur la plaine de Versailles. Actuellement, lorsque nous faisons faire des travaux dans nos bâtiments publics, la gestion de l'eau est reprise complètement puisque toutes les eaux pluviales sont récupérées. Et nous voulons également les réinjecter dans les nappes phréatiques de façon à ce que cette eau ne soit pas perdue et qu'elle reparte dans les nappes. Les gens veulent, au plus proche d'eux, un endroit où se détendre, où se promener pour les enfants ou les personnes âgées. D'où l'intérêt, par exemple, de ce petit parc de 7000 m2 au sein de la ZAC de l'abbaye. Mais il y avait un terrain vague qui se trouvait dans un lieu où il y avait beaucoup de HLM et on a fait le jardin du « Sans Souci » avec des jeux pour enfants. Tout ça est fait pour pousser les gens à aller se promener, pour que les gens puissent aller plus loin au sein du grand parc où on a initialisé un projet de liaison douce et, à l'heure actuelle, je suis un peu dans les startings blocs depuis quelques mois puisque j'attends que le Conseil Général nous vote les subventions lors de son conseil du mois de Janvier, de manière à ce qu'on puisse démarrer cette liaison douce qui partirait de la limite de Guyancourt pour traverser toute la ville de façon à aller jusqu'en bas de la ville au niveau de la route de Fontenay.
Et il y a un autre projet qui est extraordinaire: la réhabilitation de l'allée royale de Villepreux. Cette allée qui est la prolongation de toute l'allée centrale, du parc de Versailles et du grand canal, qui fera 5km et demi de long. On va recréer une allée qui fera entre 50 et 90 m, puisqu'à l'époque du roi elle faisait 90 m de large. On ne pourra pas faire cette largeur partout mais on va essayer de faire au moins 50 m de large pour que les gens puissent se promener. Et que véritablement, en sortant de chez eux sans aller loin, à pieds ou en bicyclette, ils puissent profiter de cette plaine de Versailles qui est à préserver et qui est un atout extraordinaire que nous avons à Saint Cyr l'Ecole.

D.F: Je crois que c'est une ville où il y a une certaine qualité de vie que nous avions réussi à maintenir, à garder en équilibre. Et il faut essayer de développer cela. Donc de toute façon on se mettra au travail pour faire un agenda 21 qui commence par essayer de faire un point précis de la situation avec tous les acteurs. En ce qui concerne là où on peut intervenir sur des nouvelles constructions, donc pour la ZAC de la base aérienne qui sera construite, nous voulons que soit une exigence d'avoir la haute qualité environnementale et de travailler très en amont avec les aménageurs et les promoteurs de façon à avoir des logements les plus économes possibles en énergie. On continuera à travailler sur les transports en commun sur la ville, de façon à ce qu'ils l'irradient bien. Ce sera une préoccupation de tous les instants. Chaque fois que la ville interviendra, si elle peut inciter les propriétaires à améliorer l'isolation de leur logement en relais des décisions qui sont en train de nous arriver du gouvernement, et bien on les relaiera, on poussera les gens dans ce sens-là, à essayer de les convaincre. On voit bien que quand on parle de développement durable, pas simplement d'écologie, il s'agit bel et bien de réussir à maintenir un développement de la vie des gens dans la ville mais sans bloquer la situation des gens pour la génération future. C'est ça l'idée du développement durable. C'est une écologie tout à fait de terrain qui parle de la réalité de Saint Cyr et qui va essayer, chaque fois que l'opportunité se présentera, d'aller dans ce sens là. Sur une ville, quels sont les deux éléments, par rapport au développement durable, où une municipalité peut intervenir? C'est le logement notamment quand vous avec une ZAC puisque là nous avons la capacité de dire au promoteur « attendez, nous voulons que vous construisiez dans un certain nombre de conditions » et vous avez aussi les transports, ceux en commun et l'organisation de la cité. Ce sont les deux sujets.

YR: Il y a une chose déterminante dans la gestion d'une municipalité: les finances et le budget. Je voulais aborder un point plus particulièrement, la loi d'accessibilité des bâtiments publics aux personnes handicapées. Cela modifie évidemment les prévisions budgétaires des communes. Est-ce que pour votre part, vous avez des orientations précises par rapport au budget (des augmentations des impôts locaux, de la taxe d'habitation ou même des baisses, etc)?

BD: Déjà au point de vue de ces travaux c'est qu'à chaque fois, depuis quelques années, qu'on faisait de la voirie et qu'on reprenait les trottoirs, il y avait tout de suite cette accessibilité. Se mettre en conformité avec la loi pour l'accès des bâtiments publics va nous poser des problèmes: le premier, c'est la mairie, puisqu'elle est construite en hauteur et que principalement la salle des mariages et la salle du conseil municipal est au premier étage et que nous nous n'avons pas d'ascenseur. On a une grosse difficulté à réaliser cet ascenseur. Cela fait partie des gros investissements que nous aurons à faire dans les années à venir puisque nous avons 5 ans pour le faire.
Alors le budget... Le budget de la ville, sans revenir trop sur le passé, il faut quand même dire qu'on a un budget qui a été fortement assaini depuis quelques années. La ville était malheureusement dans un état financier qui était inquiétant. Pourquoi? Parce que si on regarde l'investissement d'il y a 10 ans, en 1997, il était d'un peu plus de 110 000 €. C'était une catastrophe, la ville allait vraiment très très mal. Donc de 1995 à 2001, les impôts ont augmenté de 25%. Quand nous sommes arrivés en 2002, la première des choses qui a été faite c'est d'augmenter les impôts de 5% parce qu'il fallait rendre les finances communales plus saines pour être capable justement de reprendre toute cette part d'investissement surtout dans l'entretien de bâtiments communaux, des écoles, qui n'avait pas été fait. C'est simple, en 2002 l'investissement était d'1 100 000 €, en 2006 de 5 300 000 €. Donc cela a fortement augmenté alors que depuis 2002, la part communale des impôts était restée exactement la même. Les gros investissements qui ont été repris sont principalement au niveau des écoles puisque c'est la majorité des bâtiments communaux. En 2001, il y avait 100 000 € d'investissement dans les écoles, en 2006 il y avait 550 000 € d'investissement. C'est un effort important qui a été fait avec une recette fiscale de la ville qui est malheureusement très faible en ce qui concerne surtout la part des entreprises puisqu'à l'heure actuelle, on a un peu plus d'un million de part de taxes professionnelles dans la ville. On est une ville qui n'a pas eu de quartiers d'affaires, on est une ville qui n'a pas eu de zone d'activité économique puisque les terrains étaient occupés uniquement par des constructions de logements. Donc la zone de Santos-Dumont, qui s'appelait avant la zone des Glaises, qui a été votée en 1992 (donc vous voyez que c'est vieux), elle vient juste d'être débloquée il y a un mois, un mois et demi, à la suite d'énièmes recours des pilotes de l'aérodrome. A l'heure actuelle, et j'ai reçu une note il y a deux jours, le responsable de la société qui va aménager cela est en train de négocier, avec les différents propriétaires qui sont au nombre de onze, pour acheter les terrains. Et une fois que ce sera fait, c'est une zone qui va créer 200 emplois et qui donc, le temps que ça soit construit plus les deux ans où les sociétés ne payent pas d'impôts, donnera à partir de 2011 des recettes à la commune. Des recettes d'un côté, donc une possibilité à ce moment-là d'investir plus ou la possibilité et surtout l'impérieuse nécessité de voir baisser la part de la taxe d'habitation.
Cette taxe d'habitation qui est élevée, malheureusement à l'heure actuelle elle ne peut pas être baissée. Je sais que certains disent « on va la baisser d'1% par an »... 1% par an cela fait 35 000 € de moins pour la commune. Mais surtout la part moyenne sur une feuille d'impôt, j'ai calculé et cela fait 7 €. Mais 35 000 € pour la ville ils sont importants, surtout que c'est 35 000 € la première année, mais la deuxième année avec la baisse on va arriver au bout de trois ans avec 300 000 € qui manqueront à la commune. Et on ne peut pas se le permettre.

D.F: Il faut partir d'une analyse correcte de la situation saint-cyrienne. Alors la ville de Saint Cyr, contrairement à ce qui est dit de temps en temps, n'a pas un problème de dettes. Nous avons une petite souplesse de ce côté-là. Le problème c'est que cette souplesse là, pour faire des investissements, est prise dans les années qui viennent par tout ce qui n'a pas été fait durant ce mandat. Il faut savoir qu'avec la ZAC du parc de l'abbaye un certain nombre d'équipements devaient être faits: une bibliothèque, la crèche a été faite, la rénovation de la maison des sports et un nouveau marché. Donc sur ces 4 équipements, un seul a été réalisé. Nous allons alors être contraints de faire les autres qui sont prévus. Et ça, ça suffit à nous manger la marge que nous avons. Si je prenais l'exemple d'une famille, nous ne sommes pas en surendettement. C'est déjà bien, parce que les villes qui l'ont vécu, c'est tout à fait douloureux. Mais on a un petit peu d'aisance apparente sauf qu'on sait qu'il faut refaire un peu la voiture, le toit de la maison, etc, et donc que cette aisance, elle est est prise là. Je pense que le début du mandat, sur les trois ou quatre ans, il va falloir faire ce qui n'a pas été fait. Il faut savoir que l'aménageur de la ZAC a versé l'argent depuis 2004 à la ville. Or cet argent a servi de trésorerie pour faire la soi-disante piscine à 0 €. C'est la situation de la ville. Là-dessus je pense qu'on est un peu tous contraints. C'est le cas de le dire, le train est parti et quelque soit la municipalité, ces projets il faudra les mener. Et donc cela consacrera les ressources que l'on a niveau investissement. Plus dangereux au niveau du fonctionnement, là je tire tout à fait la sonnette d'alarme: nous n'avons pas de marge et c'est une situation dangereuse. Il y a une explosion de nos charges due à la montée des charges de personnel qui représentent plus de 60 %. On n'a pas de marge. D'autant qu'il va y avoir un certain nombre de choses qui vont être héritées de la situation actuelle qui vont nous mettre en difficulté. On a ouvert la piscine, c'est 450 000 € par an pour faire fonctionner. Je ne conteste pas l'utilité d'une piscine puisque je suis de ceux qui se sont battus pour qu'on retrouve une piscine et ça a été fait. Mais ça représente 450 000 €. Nous avons au niveau de la ZAC un grand parc, il faut l'entretenir. Et aujourd'hui, les gens s'aperçoivent qu'il est sale et ils se plaignent. En ce qui concerne les emprunts, le prédécesseur de Monsieur Debain qui est parti en catimini en cours de mandat, avait fait ce qu'on appelle des différés d'amortissements. C'est à dire qu'il a remboursé les intérêts des emprunts mais, l'amortissement de certains emprunts, on a du commencé à les payer en 2007 et en 2008. Donc on va se retrouver avec des choses comme 300 000 € qu'il faut rentrer dans le budget.
Il n'y a pas 36 solutions. On n'est pas à la rue mais il faut absolument reprendre la maîtrise, en particulier des charges de personnel. C'est là l'essentiel. Ce sont pour la plupart des fonctionnaires et les autres, pour ce qui est des animateurs ou autres, il n'est pas question de les faire partir. Mais il s'agit de profiter du fait que chaque année il y a des gens qui partent et des gens qui viennent pour essayer d'avoir plus d'efficacité dans la gestion et faire ainsi cesser les augmentations d'impôts car cela fait deux mandats que c'est comme ça. Nous avons la gauche qui a fait une augmentation de 9 % alors qu'on était déjà très élevés. Cette méthode a été sanctionné par les électeurs et par une équipe de droite qui a dit « c'est un scandale, il faut baisser les impôts! » et qui, au total, les a augmentés de 5 %. On nous en a remis une couche en plus! Il faut sortir de cela, donc j'ai fait une proposition qui est réaliste mais qu'il faut assumer: baisser de 1 %, et non pas 1 point. Ce qui nous permettra, à la fin du mandat, de revenir au niveau du taux de taxe d'habitation qui était celui quand la municipalité actuelle est arrivée. Cela représente 40 000 € sur un budget total de 25 000 €, c'est quelque chose qui est réaliste. Mais cela ne peut se faire que si on restructure complètement le budget et donc ce qui doit nous permettre de retrouver des marges sur la fin du mandat.

M.S: Je crois que l'État d'une manière générale et les collectivités territoriales ne peuvent pas se décharger sur les seules communes en matière d'investissement pour répondre à ces problématiques. Est-ce qu'il faut répondre à ces problématiques? Évidemment. Est ce qu'il y a urgence? Bien sûr. Parce que depuis de trop longues années, on a un petit peu tourné la tête ou j'allais dire fermer les yeux, et ça ce n'est tout simplement pas correct à l'égard des populations concernées. Donc, est-ce qu'il faut travailler là-dessus? Bien entendu. Est-ce qu'on va le faire? Évidemment. Est-ce qu'on va respecter la loi? Tout à fait. Cela étant, je crois que chacun doit prendre sa part de responsabilité en la matière.
Sur les questions de la fiscalité d'une manière générale: je crois que là aussi il faut toujours rester fidèle à un principe qui est d'abord celui du constat. Si on reprend l'historique du mandat, la fiscalité saint-cyrienne aujourd'hui, qu'est ce que c'est ? Contrairement aux affirmations et même aux écrits du Maire qu'on entend et qu'on lit assez régulièrement ces temps-ci, la municipalité et l'équipe en places a d'abord procédé à une augmentation d'impôts de 5 % dès 2002. Dire que les taux ont été stables sous la mandature, c'est tout simplement faux. Ensuite, année par année, très régulièrement et je vous invite à feuilleter les délibérations du conseil municipal, on vend des bouts de patrimoine foncier de la commune. C'est avec ça qu'on équilibre le budget si j'ose dire. Ensuite, on a reporté à 2008 des remboursements d'intérêt du plus gros emprunt contracté par la ville: c'est sûr que ça allège les difficultés dans l'immédiat. Pour après ça va être moins facile. Enfin l'augmentation des tarifs des services publics au maximum légal possible ou la délégation privée comme c'est le cas de la piscine par exemple, ce qui est traduit pour le saint cyrien par un surcoût de 25 % sur le ticket d'entrée, sont aussi des éléments d'appréciation. C'est le fiasco d'une gestion, une piscine qui a été annoncée à 0 € et qui finalement aura coûté 5 à 6 millions en hypothéquant tout autre investissement lourd et une présentation des budgets successifs équilibrés avec, là encore on l'a évoqué sur un autre sujet, la plus value réalisée sur les terrains de l'ancienne gendarmerie. Enfin en tous les cas, c'est comme ça que c'était annoncé et représenté. Or, à l'arrivée cette affaire aura pénalisé la ville de près de 2 millions d'euros et donc de ce point de vue là, il y aurait aussi beaucoup à dire. En fait la gestion Lavaud-Debain, c'est aussi en déclinaison pratique: la disparition d'un plan pluri-annuel d'entretien des écoles qui pourtant est essentiel et un réseau de voiries et d'assainissement entretenu tout à fait à minima. Finalement, le point peut-être le plus pénalisant de notre ville, c'est aussi un niveau de taxes professionnelles de 3 fois inférieur à celui des communes comparables à la nôtre. En effet, aucune entreprise significative n'est venue s'implanter sur Saint Cyr depuis six ans. J'ai bien dit aucune. La réponse à votre question c'est que finalement il faut faire du développement économique, la priorité de l'action municipale. Les atouts de notre ville sont indéniables: son potentiel touristique avec la proximité de Versailles, un environnement technologique et économique stimulant, la communauté d'agglomération de Saint Quentin-en-Yvelines, les universités, les labos de recherches et la dynamique territoriale des pôles de compétitivité. Nos objectifs en fait sont clairs: il faut créer de l'emploi local, augmenter les marges de manoeuvre justement en favorisant les ressources nouvelles et donc à l'arrivée, modérer l'imposition locale qui pèse sur les familles. La question de l'impôt est toujours une question clé. Je pense que n'importe quel gestionnaire peut faire moins 1 % ou moins 2 % par an, ça n'est pas très compliqué, mais si à l'arrivée vous faites moins 1 % - c'est à dire vous baissez l'impôt local de 10 € - mais que vous augmentez les services publics, à la clé, franchement, pour les citoyens c'est un marché de dupes. Je pense donc que plutôt d'annoncer des chiffres comme ça un peu dans la précipitation à vertu électoraliste, je crois qu'il faut prendre la problématique à bras le corps et plutôt s'attacher, justement, à donner la priorité à l'augmentation des ressources.

Merci aux candidats d'avoir participé à cette émission. Vous pouvez la retrouver en podcast ou version écrite sur notre site www.yvelinesradio.com. Vous pouvez également participer au sondage et ainsi voter pour le candidat de votre choix.
Invité(e)(s) au studio : BERNARD DEBAIN (UMP), DANIEL FARNIER (MODEM), MARC SADOUN (PS).
Rédigé le 16-01-2008 à 13h 19min 31sec par S.P. (Yvelines Radio). (Lu 976 fois)
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COMMENTAIRES
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Auteur : mayaconseil · Theme : étiquette
Titre : Assez des étiquettes politiques
Commentaire : Je suis indignée de lire "Daniel Farnier(modem)". M. Farnier vous a clairement fait comprendre qu'il ne faisait pas une liste modem mais une liste de rassemblement. Pourquoi ne pas l'écrire clairement après son nom? Ne faites pas comme ces journalistes de la presse écrite qui ne conçoient pas leurs articles sans étiquettes politiques. Au contraire, démarquez-vous, inventez, innovezvous n'en serez que plus écoutés et appréciés. Une Saint-Cyrienne qui vous écoute
Posté le :
17-01-2008 à 16:15:07 · Ville : Saint-Cyr l'Ecole

Auteur : Laurent · Theme : Etiquette
Titre : Etiquettes politiques : réponse d'un citoyen à mayaconseil
Commentaire : Il n'est pas plus absurde ou révoltant d'écrire Farnier (MoDem) que Sadoun (PS) ou Debain (UMP). Il se trouve que les trois têtes de liste qui se présentent à l'élection appartiennent chacun à un parti politique et que les membres de la listes qu'ils mènent n'appartiennent pas tous au même parti politique. Pourquoi la liste Farnier serait elle qualifiée de rassemblement et pas les deux autres ?
Posté le :
18-01-2008 à 15:48:21 · Ville : St Cyr

Auteur : Gérard · Theme : Etiquette
Titre : Faut pas confondre!
Commentaire : Attention à ne pas confondre l'adhésion à un parti et l'investiture de ce parti: Bernard Debain représente l'UMP lors de ces élections, il est poussé et pressé par Fourgous (qui lui impose certains noms sur sa liste, d'ailleurs); Sadoun est un "parachuté" du PS dont il a l'investiture. La liste de Farnier n'est pas le champion du Modem, il n'y a pas de raison de préciser toujours que Farnier est au Modem puisque il participe à ces élections indépendamment de la volonté de son parti. Ce n'est pas le cas des deux autres.
Posté le :
18-01-2008 à 18:53:04

Auteur : Daniel Farnier
Titre : Désinformation
Commentaire : Je lis que dans un commentaire que je ne serais pas soutenu par le MoDem. J'invite ceux qui auraient un doute à consulter le site officiel du MoDem : http://www.mouvementdemocrate.fr/evenements/municipales-2008/investitures-municipales-2008/municipales-investitures-181207.html J'ai effectivement le soutien plein et entier du MoDem pour mener une liste de rassemblement, dans l'esprit de ce que souhaite faire notre mouvement. Je laisse les électeurs honnêtes s'interroger sur cette grossière entreprise de désinformation, et j'espère qu'ils m'aideront à ramener l'honnêteté dans les mœurs politiques Saint Cyriennes. Daniel Farnier Nota : Chacun a pu vérifier l'existence d'une soit disant liste LCR-LO d'un dénommé Farnault. Sachez que j'ai demandé par mail à Yvelines radio de supprimer cette liste qui n'existe pas et qui tente, elle aussi, d'entretenir le doute auprès des électeurs.
Posté le :
21-01-2008 à 13:05:26 · Ville : Saint Cyr l'Ecole


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