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DISCOURS DE PIERRE BEDIER (UMP - 2 AVRIL 2015)








« Chères Conseillères départementales, Chers Conseillers départementaux, ... - YR (Yvelines Radio).


« Chères Conseillères départementales, Chers Conseillers départementaux, Chers Collègues.

La séance qui ouvre notre mandat devrait être marquée par la joie de nous retrouver après une éclatante victoire. Les Yvelinois ont salué notre bilan en nous qualifiant dans tous les cantons à l’issue du premier tour et ont choisi notre projet en nous élisant partout au second. Le rajeunissement, la féminisation, le renouvellement de notre Conseil, favorisés par la loi et rendus possibles par la campagne électorale d’Ensemble Pour les Yvelines, regroupant droite, centre et sans étiquette, donnent à notre Assemblée un visage nouveau et plaisant. Que chacun soit ici le bienvenu et trouve sa place au service des Yvelines.

Et pourtant… Pour exceptionnel que soit notre succès, il ne doit pas masquer la gravité de l’heure. Le 22 mars a vu une France exaspérée prendre le chemin des urnes. Dans les Yvelines, à la fracture territoriale et sociale classique entre le nord du département, cruellement impacté par la désindustrialisation et les blessures urbaines passées, et l’ensemble du territoire, traditionnellement plus homogène et plus résistant aux effets des crises économiques, est venue s’ajouter une seconde fracture entre espace urbain et espace rural, ce dernier fragilisé plus particulièrement par les élucubrations institutionnelles dont nous a gratifié le pouvoir en place.

Les menaces sur l’existence même des départements, conjuguées à la course à la taille des intercommunalités, sont apparues comme des attaques directes contre les communes rurales, méprisées et menacées d’être marginalisées. Et c’est ce que leurs habitants, emboîtant le pas de leurs élus, viennent de condamner. Sentiment d’abandon, crainte du déclassement, anxiété de voir les enfants vivre moins bien que leurs parents, tels sont les sentiments qui étreignent les Français dans une France qui s’appauvrit et où le chômage de masse n’épargne aucune strate de la population même si les jeunes et les moins qualifiés payent le plus lourd tribut.

Tels sont les ingrédients du cocktail qui engendra ce vote extrémiste constaté lors du premier tour ; vote extrémiste encouragé par la provocante nationalisation du débat voulue par le chef du Gouvernement ; vote extrémiste certes contenu in extremis par le réflexe républicain des électeurs mais suffisamment puissant, suffisamment menaçant pour appeler de notre part, élus républicains, une réaction lucide, forte et constante… De ce fait, notre mandat doit être celui d’une mobilisation de tous les instants, humble mais déterminée, imaginative mais réaliste, immédiate mais durable.

Humilité car nous ne devons pas être étourdis par l’ampleur des résultats ; détermination pour ne pas croire que la victoire suffise à ouvrir grande les portes du changement ; imagination parce que les conditions budgétaires sont tout simplement catastrophiques du fait d’un Gouvernement qui entend nous transférer une part du déficit qu’il ne sait maîtriser ; réaliste afin de ne pas se noyer dans la paralysie de l’action de ceux qui, parce qu’ils veulent tout faire, finissent par ne rien faire ; immédiate parce que la modernisation de nos services et de nos politiques sera engagée dès demain en même temps que sera voté un premier budget de combat ; durable parce que nos efforts ne vaudront que s’ils s’inscrivent dans le temps de notre mandature. Ces principes d’action étant posés, nous devons désormais suivre le cap de nos engagements devant les électeurs :
- Promouvoir une politique de solidarité sociale sans verser dans l’assistanat en mettant l’accent sur l’emploi, la formation et l’activité et une politique de solidarité territoriale dotées d’outils rénovés et puissants ;
- Accroître nos coopérations, à la fois avec les départements voisins et avec nos intercommunalités pour favoriser la mutualisation, source d’économies ;
- Soutenir et accompagner les grands projets d’infrastructures comme EOLE, la TGO, le canal Seine Nord en anticipant leurs impacts sur le tissu urbain et les réseaux existants pour aider au développement économique ;
- Apporter notre contribution à la modernisation et à l’attractivité de notre outil éducatif, source de notre compétitivité ;
- Poursuivre notre politique d’aide aux implantations et au maintien d’entreprises, de centres de recherche et de formations supérieures d’excellence qu’elles soient publiques ou privées, pour conserver notre leadership en la matière.
- Et mener cette politique ambitieuse sans alourdir inconsidérablement le fardeau fiscal qui pèse sur nos concitoyens, c’est-à-dire faire plus et mieux avec moins de moyens.

Plus encore, et englobant les axes de notre action, nous devons affirmer la place du département des Yvelines, non comme une fin en soi, mais comme un outil au service des Yvelinois : un outil d’aide à la proximité pour les communes, tant le couple commune / département qui a fait la France contemporaine est le coeur de la machine administrative républicaine ; un outil d’accompagnement pour ces nouvelles méga-intercommunalités voulues par le Gouvernement en place et qui sont un grand saut dans l’inconnu ; un outil de protection dans la construction du Grand Paris, cette belle et grande idée dévoyée aujourd’hui par des arrière-pensées électoralistes, qui menacent de marginaliser notre territoire en transformant les franges de la Région Parisienne en « réserve indienne » et qui, de mon point de vue, après tous les débats qui s’imposent, nous conduira à créer une Assemblée des Pays de Seine, avec, dans un premier temps, le département voisin des Hauts-de-Seine, pour peser d’un poids suffisant dans cette grande affaire.

Voilà, chères et chers Collègues, le défi de notre mandature, auquel, avec votre expérience pour les plus anciens, votre fraîcheur pour les nouveaux venus, votre enthousiasme à tous, je vous propose de nous mesurer. Parce que je connais chacune et chacun d’entre vous, parce que je sais votre souci de l’intérêt général, parce que je n’ignore rien de votre ardeur à bien faire, j’ai la certitude que nous conjuguerons harmonieusement notre ambition pour les Yvelines et notre souci de tous les Yvelinois, surtout les plus fragiles d’entre eux.

Au tout début de notre engagement collectif, lors de notre réunion fondatrice à Poissy, je vous avais adjuré d’entendre la phrase d’Albert Camus : « Notre monde n’a pas besoin d’âmes tièdes, il a besoin de coeurs brûlants ».

Pour remplir la mission que les Yvelinois nous ont confiée au service des Yvelines d’aujourd’hui et de demain, telle sera notre devise. »



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Rédigé le 03-04-2015 à 03-04-2015 par YR (Yvelines Radio).
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