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GUéRIR DE LA SOLITUDE PAR L'AMOUR D'UN ANIMAL
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Mardi 2 février, la ville de Versailles a reçu le label « Bien Vieillir – Vivre ensemble » au Ministère de la santé. Ce label récompense l'action que mène la ville en faveur des personnes âgées à travers la mise en place d'un dispositif local innovant et - Aude VANDENBROUCKE (Yvelines Radio).
Mardi 2 février, la ville de Versailles a reçu le label « Bien Vieillir – Vivre ensemble » au Ministère de la santé. Ce label récompense l'action que mène la ville en faveur des personnes âgées à travers la mise en place d'un dispositif local innovant et unique en France, celui des chiens visiteurs.
Aujourd'hui, deux chiens sociabilisés de type Jack Russel, prénommés Willy et Bambou, rendent visite à près d'une dizaine de personnes âgées isolées ou à mobilité réduite, une fois toutes les semaines ou quinzaines. Les bienfaits procurés sont multiples : les promenades, les caresses et/ou le jeu permettent de renouer le lien social et sont prétextes à communiquer.
Mais contrairement à ce que l'on pourrait croire, cette technique, autrement appelée zoothérapie, n'est pas si récente que ça....
C'est par hasard, en 1953, qu'un psychiatre américain, dénommé Boris Levinson, va découvrir toutes les possibilités du chien dans la thérapie des malades, grâce à son propre chien.
« Ce médecin reçoit un coup de fil un matin, émanant de parents désespérés car leur enfant autiste doit être interné dans un institut spécialisé. Il accepte de les recevoir et oublie que son chien est resté dans son cabinet (qui lui est interdit d'habitude). Dès que le couple entre, Jingle, le chien, se dirige vers l’enfant, le renifle, le lèche et alors là, c’est un miracle, l’enfant, complètement replié sur lui-même, refusant toute communication avec le monde extérieur, va se mettre à parler avec le chien. Il demandera même à revenir pour le revoir. »
D’autres thérapeutes comme Théodore Friedmann, Aaron Katcher, Lynch ou Thomas vont mettre en évidence les effets de l’animal sur la santé : le simple fait de caresser fait baisser la tension artérielle et permet de diminuer la mortalité chez les cardiaques.
Le Dr Serpell de Cambridge a démontré que l’animal familier permet de vivre plus vieux et en meilleur santé avec chez les personnes âgées une diminution des fractures du col de fémur.
Voelker va prouver que l’animal suscite des réactions psycho-affectives positives et motive les personnes handicapées physiques, par exemple en le soignant. Il résulte une amélioration des capacités psychomotrices et un soutien psychologique.
Des expériences d’introduction de chiens dans les prisons aux États-Unis ont eu comme résultat des détenus plus calmes, avec moins de dépression et d’agressivité. »
Dans les maisons de retraite, « il va rassurer par sa spontanéité et sa sincérité, il sécurise, il permet de communiquer avec les autres, il permet de renouer avec la vie et d’avoir un but, il redonne confiance en soi, il comble le vide. L’être humain vit plus longtemps, il aura de plus en plus besoin de ces aides ». Je conclurai cette chronique sur cette citation de l'écrivain Jules Janin : « Glouton, coureur, méchant, lâche et galeux, en somme, feu mon chien était presque un homme ».
Rédigé le 03-02-2010 à 03-02-2010 par Aude VANDENBROUCKE (Yvelines Radio).
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