Pub

PARIS > WAGON DE LA CULTURE > Exposition   Bookmark and Share   Abonnement au flux RSS d'Yvelines radio

L'EXPOSITION MADELEINE VIONNET RETRACE LE PARCOURS EXCEPTIONNEL DE L'UNE DES PIONNIèRES DE LA MODE ET SI ON PARLAIT DES FEMMES?







Télécharger le PodCast : Et si on parlait des Femmes?
Télécharger le PodCast "Et si on parlait des Femmes?"

Le centre George Pompidou et le musée des Arts Décoratifs ont fait le pari de la féminité, en mettant en avant quelques figures phares du monde artistique. Un pari plutôt bien réussi! - Vanessa FERRERE (Yvelines Radio).


L'EXPOSITION MADELEINE VIONNET RETRACE LE PARCOURS EXCEPTIONNEL DE L'UNE DES PIONNIèRES DE LA MODELe musée des Arts Décoratifs à Paris offre à Madeleine Vionnet sa toute première rétrospective parisienne jusqu’au 31 janvier 2010.
Figure phare de la haute couture, Madeleine Vionnet est l’une des premières à révolutionner le vêtement féminin . Elle met fin notamment au corset, cet abominable carcan porté par les femmes au début du XXème.
Née en 1876 ce petit bout de femme qu’était Madeleine Vionnet débarque à l’âge de 5 ans à Paris. A son douzième anniversaire, la demoiselle décide d’abandonner les cours pour apprendre la couture. En 1912, Madeleine Vionnet va lors fonder sa propre maison de couture après avoir appris les rudiments du métier chez les plus grands maîtres de l’époque, comme Jacques Doucet ou encore les sœurs Callot.

Madeleine Vionnet révolutionne les mœurs. On est alors en 1914, et la guerre est imminente. Avant-gardiste de la mode, la styliste va alors prescrire la légèreté au vêtement. Cela n’a pas choqué l’aristocratie. Au contraire, toutes les riches dames et demoiselles françaises ont été piquées par la talentueuse aiguille de Madeleine Vionnet. Elle va d’ailleurs jusqu’à se heurter avec ses confrères pour imposer ses idées. Ses créations séduisent, et dès 1918, la folie made in Vionnet bat son plein.

L’exposition des Arts Décoratifs pose le parcours de la coutière de manière très chronologique :
Lorsque vous entrez au premier étage, vous plongez au cœur des années 1910-1920.
Dans ce lieu l’accent est mis sur les caractéristiques propres aux créations de la couturière. Fascinée par la Grèce antique, Madeleine Vionnet réinvente le drapé libre, recréant les robes vaporeuses de l’Antiquité. On découvre aussi sa passion pour les formes géométriques tels que le cercle et le carré qui permettent aux robes plus de souplesse. C’est assez surprenant de dire ça, mais la femme se féminise.
Au deuxième étage, les visiteurs peuvent s’émerveiller devant des vitrines thématiques explorant le travail raffiné de la couturière, un travail qui souligne ce qui la distingue des autres comme les franges, le cercle, et l’étiquette comportant sa griffe.
Vêtement aux lignes épurées, ennemie des modes saisonnières, la dame Vionnet est à la recherche de la beauté éternelle et immuable. Singulière dans sa manière de penser la mode, elle redessine les contours du corps féminin, mettant en valeur ce même corps grâce à un classicisme authentique. Pôle d’attraction à elle-seul, les stylistes d’aujourd’hui n’ont qu’à bien se tenir, car elle restera pour longtemps à bien des égards « une artiste de la mode et l’avant-gardiste de la simplicité du vêtement moderne».

Après s’être plongé dans l’univers de l’une des ambassadrice du prêt-à-porter, je voudrais partager avec vous une exposition qui rend hommage à toutes les artistes femmes du XXème à nos jours.

Actuellement et ce jusqu’au 24 mai 2010, le centre George POMPIDOU a décidé de présenter ses collections au féminin. Une exposition entièrement consacrée aux artistes femmes. L’occasion pour l’institution parisienne d’affirmer son engagement auprès de personnages féminins emblématiques tels que Sonia Delaunay ou bien Frida Khalo.
Après avoir examiné les 500 œuvres qui constituent cette exposition, œuvres réalisées par plus de 200 artistes, je vous garantie que votre regard sur l’art contemporain risque d’être grandement bouleversé !

L’exposition n’a pas été proposée dans le but de promouvoir le mouvement féministe ou de rappeler le besoin grandissant qu’ont les citoyens à une plus grande égalité hommes/femmes. Ici, il s’agit de mettre en avant des travaux qui ont su capter les désirs de différentes époques et écouter le message de leurs contemporains.

Alors que voit-on aux 4è et 5è étages du centre POMPIDOU ?
Le parcours démarre par les travaux de célèbres pionnières. Huit salles consacrent leurs espaces à des peintures abstraites, primitives, fonctionnelles ou encore urbaines. Parmi les signatures en bas des tableaux on peut notamment apercevoir celles de Sonia Delaunay, Diane Arbus et Suzanne Valadon. La visite se poursuit sur les traces de celles qui se sont engagées dans l’histoire féministe, en critiquant, analysant et photographiant les événements marquants de leur époque. On peut par exemple citer le nom de Karen Knorr ou Rose-Marie Trocket.
Plus inventives, d’autres artistes ont redéfini les pratiques du dessin, revisitant la notion même de corps comme le montre Orlan dans ses créations. Certaines, ont exploré et commenté les voies entre abstraction et figuration, ou bien transformé la relation entre le conceptuel et le sensuel comme Louise Bourgeois.

Le temps passe et la femme grandie, prenant conscience qu’elle peut comme l’homme repenser l’art à sa manière et avec sa sensibilité. Dorothea Tanning et Tatiana Trouvé abordent ainsi la question de l’espace privé et tissent des liens nouveaux avec la projection mentale.
D’autres utilisent les mots et renouvèlent la pensée humaine. Narration, énumération, citation, Cristina Iglesias et Barbara Kruger explorent quant à elles les différentes utilisations du langage dans l’art. plutôt que de dessiner, peintre, ou de créer des vêtements, elles utilisent le mot comme un médium.
Pour clore notre visite, je me permettrais d’ajouter qu’au XXIème siècle, l’homme n’est plus capable de se passer d’objets matériels. Quelques ingénues se sont alors permis de totalement dématérialiser l’art. Ces artistes de l’immatérielle ont alors le toupet de remettre en question notre société et sa façon de vivre. Louise Campbell et Matali Crasset font parties de ces créatrices rebelles.

Au regard des ces deux expositions la femme a considérablement contribué à l’évolution de l’art en même temps qu’à sa remise en question. En mode, Madeleine Vionnet a métamorphosé le corps féminin, faisant disparaître tout atout superficiel. Elle a libéré la chair féminine de son far d’eau: le corset.
Puis d’autres ont pris la relève au XXè et XXIè siècle, libérant l’art de ses règlements, lui apportant fraîcheur et sensibilité.
Le mot de la fin serait pour moi de vous encourager à rapidement aller percer les mystères de la féminité à travers ces deux vitrines culturelles exposées je vous le rappelle aux musée des arts décoratifs pour Madeleine Vionnet jusqu’au 31 janvier 2010 et au centre George Pompidou pour l’exposition Elles, date limite le 24 mai 2010.






Rédigé le 29-10-2009 à 29-10-2009 par Vanessa FERRERE (Yvelines Radio).
Ecrire un commentaire
Document sans titre
En apprendre plus ActusCartesWikipedia FranceImagesYouTubeVideosLivresRoue magiqueRecevoir les alertes par emailArticles de recherchesGoogleBlogsDiscussionsTraductions




 >> Tous les articles >>